Dans le contexte actuel de crise financière, il est nécessaire de différencier l'impact de celle-ci sur les banques et sur les entreprises d'assurance. En effet, si les banques sont continuellement « downgradées » par les agences de notation, les assureurs continuent quant à eux de bénéficier de bonnes notations financières. Cette tendance est confirmée par les marchés financiers : par exemple, la prime de risque mesurée par le spread 5 ans senior des banques est un multiple de celui des assureurs.
Les entreprises d'assurance résistent bien mieux que les banques, pour deux raisons principales :
- compte tenu du cycle inversé de production, les assureurs jouissent d'une très forte liquidité et n'ont pas de problème de financement à l'inverse les banques ;
- l'effet de levier bilantaire des assureurs à travers leurs provisions techniques est beaucoup moins sensible aux fluctuations des taux d'intérêt que le « funding » des banques, représenté par la dette et les dépôts de leurs clients.
Le changement ou l'amélioration du calcul de la marge de solvabilité d'une banque ou d'un assureur irait-il à l’encontre de l'objectif voulu ?