Internationalisation du renminbi : Paris toujours en bonne place

Créé le

26.04.2013

-

Mis à jour le

02.05.2013

Selon Swift, la France est le pays le plus actif en zone euro en matière de paiement en renminbi (RMB). Si, en mars 2012, 6,5 % seulement des paiements entre la France et la Chine – y compris Hong Kong – étaient réalisés en devise chinoise, ce taux a bondi à 21,4 % un an plus tard. 95 % de ces paiements se font entre institutions financières, contre seulement 5 % pour les paiements directs entre clients.

Cette performance traduit l’accent mis par la Place de Paris pour devenir un acteur majeur de l’internationalisation du renminbi. En novembre 2012, Paris Europlace rappelait ainsi que près de 10 % du commerce franco-chinois était libellé en RMB et que les dépôts en devise chinoise à Paris atteignaient les 10 milliards de RMB. Si Paris semble confirmer sa place de premier centre offshore du renminbi en zone euro, elle reste distancée par Londres à l’échelle de l’Union européenne. En mars, la Banque d’Angleterre a ainsi signé un accord de swap pour 3 ans avec la Chine.

L’enjeu est de taille, étant donné la vitesse à laquelle s’internationalise la monnaie chinoise : 20e monnaie la plus utilisée pour les paiements dans le monde début 2012 (0,25 % du total), elle est aujourd’hui à la 13e place (0,74 %) selon Swift. De même, fin 2012, 14 % du commerce extérieur chinois était réglé en RMB… contre 0,44 % 3 ans auparavant.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº314