L’implication des banques

Créé le

15.11.2011

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Mis à jour le

29.11.2011

Porteuses d’obligations européennes, les banques sont concernées au premier chef par la crise de la dette. Elles ont accepté une décote de 21 % le 21 juillet 2011. La situation grecque continuant de se dégrader, les leaders européens ont rapidement estimé que cet effort de la part des créanciers privés était insuffisant. Mais les banques ont tenté jusqu’au dernier moment, de contenir le hair cut au niveau fixé le 21 juillet ; c’est du moins ce que disait l’IIF le 17 octobre dernier, alors que les niveaux de décote évoqués par la sphère politique se situaient entre 45 et 60 %. La négociation, qui a finalement abouti au taux de 50 %, a été décrite comme acharnée par les médias. Pourtant, à en croire un communiqué de la Fédération bancaire française, la position des établissements français était plutôt accomodante.

Cette nouvelle décote est « gérable », comme les banquiers aiment à la qualifier. Même un défaut intégral de la Grèce semble surmontable. L’impact serait en revanche sans commune mesure si la dette italienne suivait le même chemin.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº742
Club Banque