En matière de convergence, la dépréciation des actifs (impairment) reste le sujet majeur pour lequel un consensus paraît difficile à trouver entre l’IASB et le FASB. Même si ces instances s’accordent sur un modèle de dépréciation basé sur la notion de pertes attendues (modèles d’expected loss), leurs avis divergent sur les modalités de mise en œuvre, notamment pour ce qui concerne les règles de mesure des pertes.
L’IASB se base sur un modèle qui repose sur la classification des actifs dans des catégories (buckets) en fonction de la dégradation du risque constatée depuis l’origine et auxquels sont affectés des horizons de défaillance différents.
Même si la définition des catégories n’est pas stabilisée et fait l’objet de discussions, les catégories ou buckets peuvent se décrire de la manière suivante :
- la catégorie 1 comprend tous les engagements dont la qualité de crédit ne s’est pas détériorée depuis l’entrée dans le portefeuille. Il est envisagé un calcul de provision sur la base d’une perte potentielle à 1 an ;
- la catégorie 2 est une classe intermédiaire, qui repose sur la définition de « détérioration significative » par rapport aux conditions d’entrée en portefeuille pour lesquels les critères d’entrée dans cette catégorie ne sont pas précisés à l’heure actuelle. L’horizon de calcul de la perte potentielle n’est pas stabilisé à ce stade ;
- la catégorie 3 comprend les crédits douteux, selon un défaut défini de manière similaire aux critères prudentiels de Bâle. La provision correspond à la meilleure estimation de la perte.
Plus de deux tiers (69 %) des