Toutes les réglementations bancaires, financières et assurantielles actuelles (EMIR, CRD 4, AIFM, Solvabilité 2…) s’appuient sur des fondamentaux similaires. Pour chaque entité soumise à l’une de ces directives, sa maîtrise des risques et sa capacité à pouvoir retranscrire à sa gouvernance, puis à ses autorités de tutelles, des indicateurs pertinents deviennent prépondérants. Chacune doit se doter des moyens appropriés pour disposer d’une qualité et d’une traçabilité des données proportionnelle à sa taille et à son profil de risques.
La directive Solvabilité 2, probablement la plus complexe des réglementations actuelles, est un bon exemple de l’ensemble des contraintes touchant ces organismes. Ses trois piliers (quantitatifs, qualitatifs et reporting) et l’ORSA impactent l’ensemble des chaînes de traitements internes et externes des assureurs. Leurs prestataires intègrent ce périmètre, car chaque entité délégante doit avoir « accès à toutes les données pertinentes détenues par le prestataire du service externalisé ». La transparence sur les données est complète au passif comme à l’actif.
Les délais de production sont une contrainte forte des réglementations. Source de difficultés pour passer le « Mur réglementaire », qui se profile à l’horizon 2016, ils sont aussi une opportunité d’améliorer l’accès aux données nécessaires à une bonne gouvernance dont les responsabilités croissent. Organiser et cartographier les données, matérialiser les processus deviennent des éléments structurants pour limiter les risques, accélérer et fiabiliser les traitements.
Pour mieux informer les quatre yeux décisionnaires, l’exploitation de la mine d’informations stockées est la source des tableaux de bords redéfinis et optimisés. Les éléments intégrés facilitent la projection des scénarios du business plan (base de l’ORSA).
Dans notre monde, où les technologies ne cessent d’évoluer à la vitesse de la lumière, où le Big Data se profile, cette phrase de Lou Gerstner, ancien président d’IBM, prend tout son sens : « La vitesse, la réactivité […] dépendent de plus en plus de l'exploitation de la connaissance. Les entreprises qui auront du succès au XXIe siècle seront celles qui sauront exploiter cette connaissance. » Les stratégies des entités soumises aux réglementations dépendront probablement de la maîtrise de leurs données.