Les chiffres présentés
- ils permettent de comparer les salaires et les bonus perçus dans les différents métiers du front-office à Paris, Londres et New York ;
- ils livrent une photographie du marché réel, car ils regroupent des rémunérations issues de la totalité des banques plutôt que d’un échantillon spécifique.
Les points à retenir
New York au sommet
Sans surprise, New York est la Place de marché la plus rémunératrice. Une position due à la rémunération fixe, mais surtout à des bonus très motivants, pouvant atteindre 200 % du salaire fixe alors qu’en Europe, les bonus distribués par les banques sont, en règle générale, largement inférieurs aux salaires. Ce qui est nouveau, souligne Alice Leguay, COO d’Emolument, c’est que « l’écart entre New York et Londres diminue de manière impressionnante. Les salaires des banquiers new-yorkais ont baissé en raison de la concurrence moindre des Hedge Funds et du Private Equity par rapport à l’Europe, où les banques sont en compétition directe avec ces institutions soumises à une régulation bien plus souple pour attirer les professionnels expérimentés. »
Les fusions-acquisitions, toujours au top
Sauf exception (recherche à New York), la branche fusions-acquisitions (M&A) est celle qui offre les rémunérations les plus attractives des quatre grands métiers du front-office présentés ici, quel que soit le niveau de responsabilité. Viennent ensuite le Trading, les Sales et la Recherche.
La patience paie
Dans l’ensemble, la part du variable par rapport au salaire fixe augmente avec la durée dans le métier : les analystes (1 à 3 ans de métier) se verront attribuer des bonus de 10 à 15 % tandis que les Managing Director (au plus haut de l’échelle, avec plus de dix ans d’expérience) pourront obtenir des bonus équivalents à 80 voire 100 % de leur fixe, et même le doubler, surtout à Londres et New York dans le M&A. La tendance est semblable dans les autres métiers (Sales, Trading et Recherche), où les bonus représentent en moyenne 40 à 50 % des salaires.