Les 3es journées d’Euronext ont permis de faire un état des lieux sur le financement des PME. Éric Forest, P-DG d’EnterNext, la Bourse des ETI/PME lancée en mai dernier, a notamment livré un bilan de l’activité après 6 mois d’existence. L’intégration des compartiments B et C d’Euronext a, il est vrai, donné à EnterNext une taille qui lui permet d'espérer rivaliser, au moins dans les chiffres, avec sa grande rivale britannique AIM (voir Tableau).
Néanmoins, pour attirer les entreprises à la cote, un important travail de pédagogie reste à accomplir. Éric Forest se veut positif : « À l’heure actuelle, l’essentiel du financement des PME et des ETI est assuré par les banques ; les marchés, eux, ne représentent que 1 % des financements. » Autant dire que la marge de progression est forte.
Avec 60 % des entreprises cotées localisées en Île-de-
La Bourse travaille en bonne intelligence avec d’autres acteurs économiques (banques, capital risqueurs, cabinets d’audit) qui se sont fédérés en places financières régionales à Lyon, Nantes, Marseille, Strasbourg, Bordeaux, et prochainement Toulouse. Christian de Portzamparc en est fermement convaincu : pour EnterNext, l’essentiel du travail de prospection doit se faire hors d’Île-de-France. Les statistiques semblent lui donner raison : sur les 17 introductions réalisées depuis le début de l’année en France par EnterNext, 12 d’entre elles étaient en région.
A. M.