Fonds de pension et fonds souverains apparaissent sous-tendus par la même préoccupation : faire face au nombre croissant de personnes âgées, d’abord dans les sociétés développées, puis inexorablement dans l’ensemble du monde. Les différences entre les deux types de fonds soulignent les ambiguïtés pesant sur les fonds souverains.
Ressources :
- les fonds de pension ont pour ressources des épargnes individuelles en quête de placements à la fois sûrs et rentables appelés à contribuer au financement d’années, de décennies de retraite ;
- les fonds souverains tirent leur richesse des hasards de la nature (hydrocarbures ou minerais dans le sous-sol de l’État créateur du fonds).
- les fonds de pension appartiennent aux épargnants déposant auprès d’eux leurs économies ;
- les fonds souverains, comme leur nom le suggère, « appartiennent » aux États qui les mettent en place, l’« indépendance » de ces fonds dépendant finalement des législations étatiques.
- les fonds de pension ont une raison d’être simple et claire : faire prospérer l’épargne de ceux qui leur font confiance ;
- les fonds souverains, s’ils visent aussi à assurer le bien-être matériel à long terme d’une population, échappent difficilement au champ politique, en clair aux détenteurs du pouvoir politique.