Economie

Fluidité et profit avec le troc

Créé le

30.04.2013

-

Mis à jour le

30.08.2013

La monnaie a supplanté il y a bien longtemps le troc, car les échanges bilatéraux sont plus fluides en l'utilisant. Toutefois, selon un rapport de la Banque mondiale établi en 2007, l’usage du troc croît de 8 % chaque année, indépendamment des crises. L’ IRTA [1] estime que 30 % des échanges mondiaux se font par le troc.

En permettant les échanges non bilatéraux et en abaissant leurs coûts de transactions (grâce à l’informatisation de ces dernières, comme le fait openBarter), les fluidités deviennent comparables (voir Graphique).

Des simulations [2] ont permis de comparer openBarter avec une Place de marché classique. Cette dernière était simulée avec openBarter en limitant la taille des cycles à deux, et en soumettant des ordres spéciaux qui fournissaient de la monnaie (achat) ou la demandaient (vente). Cette comparaison qui faisait varier la taille de l'order book mesurait deux indicateurs :

  • la fluidité (fluidity) mesurant la capacité du marché à produire des mouvements (ratio entre le flux de valeurs sortant du marché sous forme de mouvements et entrant sous forme d'ordres d'échange) ;
  • le profit (gain) défini comme un ratio entre le prix attendu et réalisé.
La courbe en rouge est la place de marché classique et celle qui est en bleu est la Place de marché de troc. Ces simulations montrent que pour un nombre d'ordres donné de l' order book, le profit et la fluidité sont plus importants que sur une Place de marché classique.

 

1 International Reciprocal Trade Association. 2 Le protocole d'expérimentation est précisé sur le site : http://olivierch.github.io/openBarter/findings.html

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº763
Notes :
1 International Reciprocal Trade Association.
2 Le protocole d'expérimentation est précisé sur le site : http://olivierch.github.io/openBarter/findings.html