C'est le grand défi du moment : comment favoriser et préparer le retour de la croissance ? Les PME constituent un levier déterminant de notre économie, elles sont des moteurs d'innovation et de croissance. Mais dans ce contexte de crise économique, elles sont plus fortement touchées que les grandes et plus fragiles. Les difficultés d'accès au financement s'accroissent alors qu'elles ont besoin de ressources longues pour passer la crise et continuer à innover et à créer la croissance de demain.
La France manque traditionnellement de sources de financement pour développer l'innovation et les entreprises régionales. Parmi les sources, le capital-risque tient une place importante mais limitée. Les investisseurs en capital se font rares.
Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels (
Le capital-risque
Les FCPI et les FIP co-investissent très souvent avec des investisseurs publics ou parapublics comme la Caisse des Dépôts. Ils travaillent aujourd'hui en étroite relation avec Oséo. Ils continueront à être des partenaires très importants de la Banque Publique d'Investissement (BPI).
Historiquement, les FIP et les FCPI collectaient environ 1 milliard d'euros par an (1,13 milliard en 2008, 963 millions en 2009). Depuis 2010, la collecte chute pour atteindre 757 millions d'euros en 2011. L'évolution récente de la fiscalité et son instabilité sont directement en cause dans la baisse des sommes collectées, destinées à irriguer le tissu de PME françaises pour financer leur croissance.
Selon une étude d'Oséo et de l'AFIC publiée en 2012, 3,5 milliards d'euros ont été investis par des FCPI dans près de 1 150 entreprises entre 1997 et 2010, ce qui démontre une présence durable de ces fonds aux côtés des entreprises innovantes.
Sur le même modèle, les FIP qui investissent dans des entreprises régionales ont investi 1 140 millions d'euros dans 1 003 entreprises
Par ailleurs, la réglementation des FIP et des FCPI a récemment été revue par la loi de finances pour 2010 en instaurant des mesures « anti-abus » qui clarifient les règles et évitent les éventuels dérapages.
Alors que les FIP et les FCPI jouent un rôle essentiel dans le financement des PME et de l'économie, la réduction d'IR pour investissement dans les PME au travers de ces dispositifs arrive à échéance à la
Convaincue de cette nécessité, l'AFG a organisé, sous l'égide de sa Commission capital-investissement présidée par Christophe Bavière, président d'Idinvest, un groupe de travail présidé par Denis Rodarie, membre du directoire du groupe Siparex. Conscients de leur responsabilité dans le financement des PME, les professionnels du capital-investissement espèrent, grâce à ces propositions (voir Pour en Savoir Plus), pouvoir contribuer utilement au débat public crucial pour notre économie et nos emplois.