Refinancement

La finance structurée appelée au chevet des PME

Créé le

24.05.2013

-

Mis à jour le

05.06.2013

Lors de sa conférence de presse de mai, le président de la BCE a annoncé l’ouverture de réflexions pour relancer le marché de la titrisation de créances PME, « mort depuis longtemps » a précisé Mario Draghi. La banque centrale travaille déjà à le rendre plus transparent, exigeant depuis janvier une information prêt par prêt pour chaque ABS [1] adossé à des créances PME accepté en garantie d’une opération de refinancement. Que pourrait-elle faire de plus ? Se lancer dans un programme d’achat de ces titres, comme elle l’a déjà fait pour les covered bonds ? C’est peu probable à court terme, sachant que certains membres du Conseil des gouverneurs y sont très opposés. Conditionner l’octroi de liquidité au financement des PME, comme le fait la Banque d’Angleterre depuis l’été dernier ? « Une version harmonisée du Funding for Lending britannique serait difficile à mettre en place pour les 17 États membres, tant les pratiques réglementaires et les différences structurelles sont grandes entre secteurs bancaires nationaux », estiment les économistes de Crédit Agricole. La BCE pourrait aussi agir, comme elle l’a déjà fait, en élargissant les conditions d’éligibilité de ces ABS. C’est ce à quoi travaille la Banque de France, avec son projet de véhicule de titrisation de créances privées qui devrait être lancé au 3e trimestre.

 

1 Asset-backed securities.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº761
Notes :
1 Asset-backed securities.