Peut-on envisager un passage au SEPA alors que toutes les entreprises n’y seront peut-être pas prêtes ?
La fin de migration à SEPA est fixée par un règlement européen que les États membres se doivent d’appliquer et auquel les acteurs économiques de chaque pays de l’espace SEPA devront se conformer. Un règlement européen n’est pas négociable, pas plus que sa date d’entrée en vigueur ne peut être reportée. À partir de là, je ne vois qu’un seul scénario possible, celui d’être prêt au 1er février 2014 en s’appuyant sur tous les partenaires qui peuvent vous y aider.
N’existe-t-il pas un risque d’embouteillage en fin d’année 2013, lorsqu’il s’agira de tester en grandeur nature le bon fonctionnement de la migration SEPA ?
Les banques sont prêtes depuis longtemps, mais le retard pris dans la migration SEPA, en France comme dans de nombreux pays européens, fait craindre un effet d’embouteillage. À ceci près qu’il ne sera vraisemblablement pas limité aux quelques mois qui précèdent la date de fin de migration. Nous anticipons également un impact important sur nos traitements de back-office durant les premiers mois, car il faudra gérer toutes les interrogations des clients.
L’argument de l’urgence est-il suffisant pour convaincre les entreprises, notamment les plus petites ?
Les entreprises qui ne se sont pas encore lancées doivent prendre conscience que les virements et prélèvements nationaux ne pourront plus être traités après le 1er février 2014. Il faut regarder, au-delà de l’échéance et de l’urgence, le bénéfice à terme de cette évolution. Le SEPA favorise l’interopérabilité des échanges à l’échelle européenne, mais il contribue aussi à accélérer et à simplifier les procédures de règlement sur les marchés domestiques.