La première étape sur le chemin de l’Europe des paiements est bien entendu la migration aux moyens de paiements SEPA, qui doit intervenir avant le 1er février 2014.
Compte tenu de l’état d’avancement actuel de la bascule, cette migration risque de ne pas être achevée en janvier 2014. Les banques devront donc, d’une manière ou d’une autre, aider leurs clients PME et TPE à migrer vers SEPA. Il y a certes encore des débats pour savoir jusqu’où la réglementation leur permettra d’aller sur cette voie, mais beaucoup ont pris conscience que la migration ne pourra réussir que si elles peuvent intervenir auprès de leurs petits remettants.
Les banques auront aussi fort à faire en matière de test des nouveaux fichiers au format ISO 20022 que leur confieront leurs clients : or ce testing est encore globalement peu avancé et le nombre de clients à faire migrer par semaine augmente de jour en jour, au fur et à mesure que l'on s'approche de 2014 !
SEPA ouvre la porte à de nouveaux services
Une fois la migration réalisée, les banques devront mettre à profit SEPA pour imaginer de nouveaux services en tenant compte de la segmentation de leur clientèle : corporates, professionnels ou particuliers.
Les premiers services développés dans cette voie portent sur la restitution d’information, sous forme de reportings enrichis, mais il faudra aller plus loin : certaines banques réfléchissent déjà à la dématérialisation de la chaîne de paiement notamment en
De nouveaux services concerneront aussi les relations
Dans le même temps, pour dépasser le stade de l’expérimentation, le paiement sur mobile devra converger avec d’autres services financiers dans de véritables digital wallets.
Vers des hubs de services
Parallèlement, les banques devront continuer la modernisation de leur système de paiement, engagée avec la constitution d’usines de paiement. Il faut à présent que ces usines se transforment en hubs de services, pour supporter l’ensemble des services évoqués.
Sans oublier la sécurité
Enfin, il ne faut pas perdre de vue deux facteurs qui constituent un fil rouge tout au long de ces transformations : l’exploitation des données relatives au paiement et la sécurisation des transactions, les deux étant d’ailleurs étroitement liées, la première pouvant servir à mieux assurer la seconde.
Ces différentes étapes marquent le chemin que les banques devront suivre pour adapter leurs activités de paiement et conserver un rôle leader dans ce domaine.