En quoi le nouveau traité qui donne un cadre au
Deux paragraphes sur les investisseurs privés ont été supprimés. Ce passage établissait que, dès l’intervention du MES pour aider un pays, la soutenabilité de la dette serait étudiée. En fonction de cet examen, une implication plus ou moins forte du
Quelle est exactement cette pratique ?
Le FMI n’obéit pas à une règle écrite précise, il agit au cas par cas, de façon pragmatique, mais il fait généralement tout son possible pour éviter la restructuration de la dette. Quand le FMI intervient pour soutenir un pays, la mise à contribution des créanciers privés n’est envisagée qu’en dernier recours. Donc l’intervention du MES ne déclenchera pas une étude automatique de la participation des investisseurs privés, comme le traité de juillet 2011 le prévoyait. En revanche, s’il est prouvé que l’action du MES est insuffisante, alors, un PSI pourra éventuellement être mis en œuvre. Cette logique est en accord avec la pratique actuelle concernant la Grèce : les soutiens publics ne suffisent plus à garantir la soutenabilité de la dette, donc les créanciers privés sont sollicités. C’est la méthode qui prévaut au plan international : la restructuration de la dette est pour tout État l'option ultime quand l'assistance financière ne suffit plus. Les États membres de la zone euro ne présentent aucune spécificité à cet égard concernant le traitement de leurs créanciers privés.
Le MES sera-t-il un créancier senior ?
Quand le MES poursuivra une action déjà engagée, il sera l’égal des autres créanciers. Ce sera le cas s’il prend la suite du programme engagé en Grèce ou celle du FESF qui agit aujourd’hui en Irlande et au Portugal. En revanche, quand il initiera un nouveau plan d’assistance financière, il bénéficiera d’une séniorité.
L’introduction de
La mise en place des CAC est complexe et dans de nombreux États, elle suppose une modification des lois. Un report de quelques mois a donc été décidé et elles apparaîtront le 1er janvier 2013.