Fusions-acquisitions

L’éthique s’invite dans les transactions

Créé le

12.03.2013

-

Mis à jour le

26.03.2013

Les banquiers d'affaires seront intéressés par l'étude de Price WaterHouse Coopers qui chiffre un phénomène déjà pressenti par les professionnels : la montée en puissance des critères ESG [1] dans les fusions-acquisitions. Une entreprise ne cherchant pas à réduire son impact sur l'environnement, gérant mal ses ressources humaines et affichant une gouvernance opaque trouvera difficilement preneur, ou alors à un prix décoté. En effet, 80 % des acquéreurs potentiels, interrogés par le cabinet, déclarent que les critères ESG peuvent faire baisser le prix de la transaction ou bloquer l'accord de « fusac ». L'inverse n'est pas vrai : si l'entreprise à vendre respecte ces critères de responsabilité sociétale, sa valeur n'augmente pas pour autant aux yeux des acheteurs, qui considèrent que le prix de départ intègre une bonne pratique ESG de la part de la cible.

Parmi les trois critères, l'environnement arrive en tête des préoccupations : 63% des acquéreurs interrogés prennent en compte systématiquement des critères environnementaux dans les processus de « due diligence », contre 44 % pour les critères sociaux et 38 % pour la gouvernance.

Tous les secteurs ne sont pas égaux face au crible de l'ESG : dans l'alimentaire et l'industrie, l'approche ESG est toujours assez avancée, alors que dans le secteur de l'énergie et celui des mines, il arrive qu'une démarche plus basique soit adoptée.

Selon PwC, de façon globale, les entreprises cibles n'ont guère conscience de l'importance des facteurs ESG sur une transaction. Il est temps pour elles d'ouvrir les yeux, car le poids de ces critères devrait continuer de croître dans les années à venir. C'est du moins l'opinion de 75 % des acquéreurs interrogés…

1 Environnementaux, sociaux et de gouvernance.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº759
Notes :
1 Environnementaux, sociaux et de gouvernance.