3 QUESTIONS À…

« C’est avant tout un outil de création de valeur »

Créé le

26.04.2022

Les banques peuvent-elles, aujourd’hui, se passer de cloud public ?

Non. Elles ont trop de contraintes pour être assez innovantes pour répondre aux demandes du marché et à un paysage concurrentiel qui bouge. Seul le cloud public leur permet de relever ces défis en leur donnant l’agilité dont manquent leurs systèmes. Il va leur permettre d’automatiser un certain nombre de choses qui devraient l’être pour libérer du temps pour que leurs équipes se concentrent sur l’innovation, répondent à la concurrence et modernisent leurs systèmes d’information.

Longtemps le cloud public a eu la réputation de ne pas être assez sûr pour le monde bancaire. Quelles sont les précautions à prendre pour s’en servir ?

L’activité bancaire ne doit pas être à 100 % dans le cloud public. Face à la réglementation, les entreprises sont dans l’autocensure. Certaines activités ne sont pas contraintes par ces règles. Il faut faire un état des lieux juridique de ce qui peut être fait ou pas dans le cloud public et ne pas hésiter, quand il n’y a pas de contrainte, à y aller.

Le cloud se paie à l’usage : les coûts grimpent très vite. Comment se prémunir ?

Le cloud n’est pas un centre de coût mais avant tout un outil de création de valeur. Habituellement, l’IT (technologies de l’information, ndlr) est un centre de coût et quand on commence à faire de l’exploitation dans le cloud, les dépenses ne font que s’envoler. Il faut se débarrasser de cette vision et voir comment le cloud peut être un outil de création de valeur. Si je veux mettre en place tel service pour mes clients, combien cela va me coûter et me rapporter ? On peut alors décider de mettre ce service en place ou non. Et le fait que les dépenses augmentent dans le cloud est une bonne nouvelle qui veut dire que les services sont plus utilisés.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº868