Par abus de langage, nous appelons « émissions carbone » les émissions de gaz à effet de serre (GES). Or, ce terme est inexact. En effet, d’après le Protocole des GES qui définit et liste les gaz à effet de serre, les gaz dits « carbonés » comme le CO2 (dioxyde de carbone), le CH4 (méthane), les hydrofluorocarbures (HFC) et les perfluorocarbures (PFC) ne sont pas les seuls responsables de l’effet de serre. Le protoxyde d'azote ou oxyde nitreux (N2O), l'hexafluorure de soufre (SF6) et le trifluorure d'azote (NF3) sont aussi catégorisés comme GES par ce protocole. Le NF3 n’a été ajouté que très récemment (en 2013) à la liste du protocole.
Cette liste ne s’arrête pas là. En effet, il existe également des gaz à effet de serre qui ne sont pas comptabilisés dans les 7 GES du Protocole. Le bromotrifluorométhane (CBrF3), tétrachlorure de carbone (CCl4), le méthylchloroforme (C2H3Cl3) et… la vapeur d’eau sont tous des GES. Néanmoins, si l’on exclut cette dernière, ces autres gaz à effet de serre ne représentent qu’une infime partie de l’empreinte GES d’une entreprise. Ces derniers représentent au total entre 0,1 % et 1,5 % de l’empreinte GES d’une entreprise industrielle.