Congrès

Dossier Banque de détail

Créé le

19.07.2013

-

Mis à jour le

05.09.2013

« Un dépôt est une contribution charitable à l’avenir de votre banque », dixit Ambrose Bierce, écrivain et journaliste américain. « Au lieu de répondre très bien, je réponds très, et le bien qui me reste, je vais le porter à ma banque… », renchérit Raymond Devos.

La banque de détail, longtemps branche solide et stabilisatrice des activités bancaires représentant 50 à 70 % de son PNB, commence à vaciller, comme en témoigne la réduction des effectifs (-1,6 % en 2012 selon l’AFB). Les spécialistes du sujet sont en alerte : « le produit net bancaire de la banque de détail des grands établissements stagne ou se contracte. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la banque de détail est le cœur du modèle de la banque universelle », déclarait Georges Pauget en octobre 2012 [1] .

Mais les banques ne comptent pas laisser leurs PNB filer comme ça ! Elles partent en quête de nouveaux leviers de croissance en réadaptant leurs business model.

À l’heure du numérique, peuvent-elles rivaliser avec les start-up en se tournant activement vers la banque digitale ? En même temps, elles continuent d'élargir de plus en plus leurs offres. Mais est-ce qu’être une banque universelle donne le pouvoir d’étendre sa gamme de produits à l’infini : assurances, téléphonie, groom services, voitures, déménagement… ? « Les banques ne doivent pas perdre de vue qu’elles sont des prestataires de services et non des supermarchés. Elles ont plutôt intérêt à mettre en avant les compétences et expertises existantes et, in fine, repenser le rôle du conseiller bancaire pour le transformer en véritable prestataire de services » conseille Nicolas Floquet, président de Stanwell Consulting.

Quant au client, dont le dépôt est tant recherché dans toutes ces offres, il se plaint souvent de l'absence de transparence dans la tarification des services. La dernière loi de séparation et de régulation des activités bancaires a pour ambition de clarifier les choses. Reste que les associations de consommateurs n’en sont pas vraiment convaincues.

De son côté, la FBF essaie d’inculquer « la bonne conduite à ses adhérents ». Elle a élaboré deux normes professionnelles relatives aux frais bancaires qui viennent d’être approuvées par l’ACP. Alors, destinée morose ou heureuse pour la banque de détail ?

1 Revue Banque n° 752, octobre 2012.
Samorya Wilson

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº763
Notes :
null Samorya Wilson
1 Revue Banque n° 752, octobre 2012.
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