La crise de 2008 a particulièrement frappé les esprits (et les comptes…) des épargnants français. Alors que la chute des marchés financiers consécutive à l’éclatement de la « bulle technologique » de 2000 venait juste d’être psychologiquement digérée par les particuliers, la crise des subprimes survenue en 2008 a, pour la plupart, fini de les convaincre que les marchés financiers n’étaient pas faits pour eux. Le patrimoine financier des Français s'élevait fin 2007 à 3 500 milliards d'euros, il a ainsi fondu d'environ 200 milliards mais représente encore environ 2 années et demie de leur revenu disponible, ce qui est considérable. Pour autant, cette épargne est encore trop largement placée en épargne liquide (plus d’un quart) ou en assurance vie (près de 40 %). Les craintes qui subsistent sur leur avenir poussent les ménages à épargner par précaution plutôt que dans la poursuite d’un objectif clairement identifié.
L’impérieuse nécessité de diversifier les portefeuilles des investisseurs…
Les performances passées (qui ne sauraient présager des performances futures) signalent qu’une poche actions bien diversifiée géographiquement peut perdre jusqu’à 25 % en un an. Par définition moins bien diversifié, un fonds spécialisé sur une zone ou un secteur peut perdre plus encore. L’investisseur qui refuse des pertes de cette ampleur sur l’ensemble de son épargne limitera la part allouée aux actions. Celui qui refuse un tel risque pour une seule de ses lignes devra se résoudre à investir sur des fonds mixtes investis simultanément sur les différentes classes d’actifs (actions, obligations et produits monétaires).
Chez AXA France, pour étoffer les solutions d’investissements, pourtant déjà nombreuses, un fonds de fonds « actions internationales » a été créé le 20 décembre dernier : sa diversification par zones géographiques et par styles de gestion a été optimisée. La sélection des fonds sous-jacents a été réalisée par notre filiale, la société Architas, selon des critères très rigoureux : le cahier des charges prévoyait notamment de short-lister les fonds ayant démontré – sur une longue période – leur capacité de résistance en période de baisse des marchés et leur aisance à accompagner, voire surperformer, le marché en période haussière. Douze sociétés de gestion ont été ainsi sélectionnées et treize supports composent le portefeuille d’AXA Sélection Stars. Autre originalité, il est mis à la disposition de tous les réseaux d’AXA (commerciaux salariés, agents généraux et agents prévoyance et patrimoine). C’est un message particulièrement puissant qui est ainsi adressé à nos réseaux puisqu’AXA Sélection Stars constitue le premier pas vers la mise en œuvre d’une politique d’architecture ouverte dans leur palette d’investissements.
…à la recherche de la performance
L’objectif d’un investisseur est de maximiser la rentabilité de son épargne pour un niveau de risque donné. Pour arriver à cette fin, il existe une méthode simple : la diversification. Mais attention, cette méthode requiert de connaître les relations entre les grandes classes d’actifs et en particulier leur coefficient de corrélation.
Voici ce qu’on observe d’une manière générale :
- les fonds obligataires et monétaires présentent une corrélation nulle voire négative avec les fonds actions ;·
- les fonds actions France, Europe ou Amérique présentent entre eux une corrélation élevée mais une corrélation plus faible avec les fonds actions spécialisés sur les marchés asiatiques, le Japon ou les marchés émergents ;
- les fonds actions sectoriels (biens de consommations, énergies nouvelles…) ou thématiques (petites capitalisations, sociétés délivrant des dividendes élevés, investissement socialement responsable…) présentent généralement une corrélation forte avec les autres fonds actions ;
- parmi les fonds actions sectoriels, les fonds orientés or et matières premières forment une exception en affichant une corrélation plutôt faible avec les autres fonds actions.
D’abord, il lui faut être investi sur les trois grandes classes d’actifs (les actions, les obligations et les produits monétaires) pour bénéficier de leur corrélation faible, voire négative. Cela permet de limiter les pertes en périodes de fortes turbulences.
Ensuite, il peut également opérer une diversification au sein de la classe d’actifs actions, notamment avec les marchés asiatiques ou émergents et avec des fonds de type or et matières premières.
Enfin, parmi les fonds actions, on peut envisager des paris sectoriels et thématiques, mais pour des motifs autres que la recherche de décorrélation. Par exemple, pour accompagner des modes d’investissement ou pour suivre ses convictions (en privilégiant par exemple une thématique d’investissement socialement responsable, l’environnement ou encore les énergies nouvelles…). Il serait toutefois préjudiciable pour le profil global de l’épargne que ces paris impactent plus que marginalement l’allocation d’actifs.
Pouvoir expliquer ces notions à ses clients fait partie des engagements forts d’AXA France, qui affiche clairement son ambition de devenir· leader en matière de conseil et d’accompagnement de ses clients. En épargne, cela se traduit notamment par notre capacité à proposer à nos clients la meilleure stratégie de diversification de leurs investissements en fonction de leurs projets de vie.