Dimension opérationnelle de la mise en place de Bâle III

Créé le

01.12.2010

-

Mis à jour le

03.01.2011

Alors que Bâle II a fortement mobilisé les équipes des directions des risques et considérablement renforcé les rôles de la conformité au sein des établissements, Bâle III devrait davantage être du ressort des directions financières. En effet, concernant les directions des risques, les évolutions quantitatives relatives à la mise en place des modèles internes de notation, ainsi que les processus de gestion du risque de crédit, ne sont pas substantiellement modifiés par Bâle III. A contrario, la direction financière est très directement touchée par les nouvelles normes sur trois volets :

  • liquidité du bilan, notamment en matière de liquidité des actifs, de procédure de mobilisation ainsi que de liquidité des passifs longs (clauses de conversion, de call…) ;
  • modification de la nature des émissions à moyen et long terme pour satisfaire aux exigences sur le Core Tier 1 et la disparition programmée des titres subordonnés ;
  • enfin, le surcoût des fonds propres, induit par les deux premières mesures, entraîne une nécessaire optimisation de l’allocation des fonds propres, tant sur les volets business que clients (mesure de la performance ajustée du risque).

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº287