Des risques émergents pour l’assuré ou pour l’assureur ?

Créé le

06.06.2011

-

Mis à jour le

14.06.2011

 

Les risques émergents pourraient englober ceux considérés comme nouveaux pour l’assureur, mais non pour l’assuré. Les risques peuvent être liés au comportement des assurés. Le cas de clients entreprises, faisant insérer dans leur contrat d’assurance une clause stipulant que la dégradation de la qualité de la signature de la société d’assurance pourrait constituer une raison d’interruption ou de modification du contrat, a été observé récemment. Typiquement, ces risques de défaillance d’assureur appartiennent à la seconde catégorie des changements de comportement de l’assuré, sans que le phénomène réel présente une véritable expansion.

Notons que la manière dont l’Europe se soucie de la solvabilité des assureurs semble d’ailleurs dangereuse, car inutile et cause de distorsions de concurrence par rapport aux assureurs du reste du monde. La seule compagnie qui a inquiété le marché n’a jamais été en difficulté par rapport à ses ratios de solvabilité, mais à cause de sa gestion d’actifs, et elle n’était pas européenne. La crise récente a démontré la solidité des équilibres techniques des assureurs… alors que Solvabilité II pose un problème pour les marchés actions dont les assureurs seront incités à se détourner.

 

Échanges entre Didier Folus, professeur associé à l’ENASS-IFPASS, et Robert Leblanc lors de la leçon inaugurale de l’année universitaire du 21 octobre 2010.

 

 

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº293