Campagne présidentielle

Des propositions d’associations de professionnels pour l’épargne et le financement des entreprises

Créé le

22.02.2017

-

Mis à jour le

01.03.2017

À ce jour, certaines associations représentants des professions financières ont rendu publiques des propositions précises à l’intention des candidats à l’élection présidentielle. L’association des marchés financiers (Amafi) a publié dès le 29 novembre 2016 une « Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle » qui présente 16 propositions « pour tirer parti de la nouvelle donne européenne », sous le titre « Renforcer la Place de Paris au service de l’intérêt général ». Ces propositions s’inscrivent fortement dans le contexte du Brexit. Destinées notamment à réorienter la fiscalité de l’épargne vers le financement des entreprises, elles font écho à certaines propositions avancées par des candidats.

L’Amafi appelle notamment à « adopter une fiscalité de l’épargne qui donne priorité au financement long, notamment par détention d’actions », « redynamiser les PEA et PEA-PME », « créer un plan d’épargne retraite populaire en actions (PERPA) », « développer de façon volontaire le capital-risque et les Business Angels », « utiliser, s’il est maintenu, l’ISF pour favoriser l’investissement dans les entreprises », ou encore « assurer aux entreprises un traitement fiscal de leur financement en fonds propres au moins équivalent (voire plus avantageux) que celui de leur financement par dette ». Sur le volet taxation, l’Amafi voudrait « désengager la France du projet de taxe européenne sur les transactions financières » et « supprimer la taxe sur les salaires, éventuellement de manière progressive ».

L’association française des investisseurs pour la croissance (Afic) a également publié 16 propositions, le 24 janvier, assurant que « les sujets liés au capital et au financement des entreprises vont faire débat » cette année. Elles tournent aussi autour de l’orientation de l’épargne vers le financement des entreprises et notamment « vers l’actionnariat des start-up, PME et ETI ». L’Afic appelle à « favoriser l’investissement de long terme dans les entreprises », « relever le défi du financement en fonds propres des entreprises non cotées, accompagner les défis spécifiques du financement de l’innovation et de l’infrastructure », « financer les infrastructures avec un juste recours à l’endettement » et prendre plusieurs mesures pour « favoriser le capital innovation », ainsi que « réviser les règles prudentielles des investisseurs institutionnels (Solvabilité 2) ». L’évolution de la fiscalité doit passer notamment par le fait de « favoriser l’ouverture et la rotation du capital des entreprises en supprimant l’ISF ».

Courant mars, l'AFG (association française de la gestion financière) devait également publier ses propositions.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº806