Que vous apportent les Assises de la sécurité informatique ?
Beaucoup d’échanges. C’est l’occasion de parler à l’ensemble des acteurs et de croiser d’autres gens que les juristes, de découvrir les tendances et les préoccupations du moment. J'ai ainsi discuté avec le Clusif sur ce qui pourrait être fait en termes de formation. C’est un vivier. J’y vois une évolution : tout devient technique.
Pour vous, la cybersécurité reste un sujet technique ?
Trop technique. Il y a beaucoup d’inquiétudes sur les aspects juridiques liés à la cybersécurité et une méconnaissance des textes applicables. L’an prochain, d’après les organisateurs, il devrait y avoir plus de tables rondes autour du droit.
Quels sont, selon vous, les principaux manques juridiques ?
Ce n’est pas un manque de texte, mais un trop-plein. Il y a énormément de textes, mais sans cohérence entre les différentes lois : un toilettage est à faire. Nous manquons également d’outils procéduraux. Ainsi, la captation à distance est prévue dans la LOPPSI
Qu'entendez-vous par « nous » ?
Oui, un groupe de travail a été lancé au moment du
Quelles sont les évolutions que vous constatez dans la cybercriminalité actuelle ?
Nous voyons des affaires de fraude, phishing et également des affaires de traites à dimension internationale où tout se passe par Internet. Il y a une transposition de la délinquance classique sur Internet. Nous avons également des affaires sur les monnaies virtuelles, dont une en cours d’instruction.