Outre la mise en place d’un cadre de supervision et de gestion des risques conforme aux standards internationaux (dispositif de surveillance des risques systémiques, garantie des dépôts, création d’un cadre juridique pour les structures de défaisance), et l’introduction de la notion de monnaie électronique et d’établissement de paiement, afin de répondre au développement du mobile money, la loi bancaire marocaine du 5 mars 2015 a donné un cadre juridique à la finance islamique, sous le nom de « finance participative ». L’objectif des autorités marocaines est d’augmenter encore le taux de bancarisation, qui est d’environ 60 %, en stimulant la concurrence. Il s’agit également d’augmenter l’attractivité du pays auprès d’investisseurs, en particulier du Golfe.
Ce terme de « finance participative » a été choisi de façon à ne pas trop faire concurrence aux banques traditionnelles, qui pour beaucoup ont annoncé leur intention de créer une filiale dédiée. Le Crédit du Maroc, en particulier, a annoncé dès le mois de décembre 2014 son intention de lancer une offre courant 2015. A. M.