Pour soutenir l’octroi de prêts immobiliers, la BCE s’est appuyée sur les covered bonds, outil assimilable à la titrisation et qui joue un rôle essentiel sur le marché européen, à l’image des MBS sur le marché américain. Il permet en effet aux banques de se refinancer par l’émission d’obligations sécurisées par un pool de créances immobilières. En juillet 2009, la BCE a lancé un programme de rachat de 60 milliards d’euros de ces covered bonds, qui court jusqu’à fin juin. L’intérêt de ce type d’actifs tient au fait qu’il ne comprend pas de transfert de risques : l’émetteur les conserve entièrement. À quoi il faut ajouter une surveillance particulière pour certains produits nationaux, très encadrés. C’est le cas en Allemagne avec les Pfandbriefe mais aussi en France, avec les obligations foncières et surtout les prochaines obligations à l’habitat, dont le principe devrait être voté dans le cadre du projet de loi de régulation bancaire, d’ici la fin du semestre. « D’une certaine manière, le marché de la titrisation européenne souffre de la concurrence des covered bonds, très appréciés des investisseurs car plus liquides et bien notés », explique ainsi Frédéric Demessance. Les standards de qualité imposés aux covered bonds pourraient enfin inspirer la réflexion des régulateurs pour améliorer certains outils de titrisation.
Immobilier Européen
La concurrence des covered bonds
Créé le
15.07.2010-
Mis à jour le
27.07.2010