L'Europe a-t-elle les moyens de s'assurer elle-même ?

La communauté de destins des Etats de la zone euro

Créé le

11.07.2012

-

Mis à jour le

06.12.2012

Le Conseil européen du 30 janvier repose la question de la capacité des dispositifs européens à apporter le soutien nécessaire à la Grèce, au Portugal, voire à l’Italie. La perte du AAA du FESF et la frilosité des investisseurs institutionnels internationaux face à l’option d’un co-financement soulignent la fragilité tant du FESF que du MES appelé à lui succéder. En partant du constat de la profonde interdépendance économique et financière de la zone euro, un dispositif robuste de garantie mutuelle devrait reposer sur une logique communautaire. Si les obligations européennes représentent une option possible à terme, deux pistes apparaissent comme devant être plus particulièrement explorées compte tenu de l’urgence de la situation : adosser le FESF/MES à une garantie conjointe et solidaire des Etats membres, ou réviser le mandat de la BCE afin de lui permettre de jouer pleinement un rôle de prêteur en dernier ressort.

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Lors du Conseil européen du 30 janvier prochain, les chefs d’Etat et de gouvernement sont appelés à approuver le projet de « Pacte budgétaire » élaboré depuis leur dernière réunion du 9 décembre et à anticiper à mi-2012 l’entrée en vigueur du traité relatif au Mécanisme Européen de Stabilité (MES) qui succédera au Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF). Ils devront également donner une nouvelle impulsion au plan d’aide ...

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº307