Témoignage

Comment s’adapter au système bancaire américain ?

Créé le

19.12.2017

-

Mis à jour le

22.12.2017

À l’occasion de Money 20/20, nous avons rencontré dans les allées A.L., un Français d’une quarantaine d’années installé avec sa femme et ses trois enfants aux États-Unis depuis 2010. Ayant donc pratiqué en tant que client les deux systèmes bancaires, il nous donne son sentiment sur les différences.

« La principale différence par rapport à l’Europe est qu’ici le KYC (Know Your Customer) est beaucoup plus simple. Un numéro de Sécurité Sociale, une preuve d’identité et, éventuellement, un justificatif de domicile suffisent pour ouvrir un compte courant classique pour un résident. En agence, le processus est assez rapide, avec la délivrance sur site d’une carte et d’un chéquier temporaire. En ligne, il faut un numéro de Sécurité Sociale, une déclaration de domicile et une connexion à un premier compte bancaire américain. La sécurité n’est pas la priorité ici : les banques acceptent la perte liée, car elles font leurs marges ailleurs. Et même si chaque banque a son propre critère (somme à avoir en permanence sur le compte, nombre de transactions minimales, etc.), il n’est pas très compliqué de bénéficier de la gratuité de la tenue de compte. Ainsi, au quotidien, en tant que geek, j’ai 15 banques mais seulement 4 cartes de crédit (deux personnelles et deux professionnelles), car il faut les payer. Mais elles sont assorties d’un système de cash back.

Les sites bancaires européens sont plus “user-friendly[d’une navigation plus simple, ndlr] que ceux des banques américaines. Résident aux États-Unis, il est difficile de conserver des comptes en Europe, car les États-Unis demandent des obligations de reporting trop élevées pour les banques françaises. Du coup, ces dernières ne privilégient pas cette clientèle. »

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº815