Transmission d'entreprises

Coacher le dirigeant constitue un facteur-clé de succès

Créé le

11.03.2011

-

Mis à jour le

05.03.2014

Le contexte économique des trois dernières années n’a pas été favorable à la transmission d’entreprises, et de nombreux dirigeants ont sursis à leur envie de passer le relais. Le retour progressif à la confiance les amène de nouveau à se positionner pour céder leur activité, et c’est alors que les réelles difficultés commencent.

Transmettre son entreprise s’assimile pour la majorité des dirigeants à une recherche de succession, plus qu’à une cession pure et simple de ses actifs. C’est pourquoi une démarche intermédiée de recherche de repreneur peut leur être utilement proposée, qui prenne en compte la mise en relation mais aussi le financement du repreneur, et les impacts fiscaux de la vente sur leur patrimoine personnel.

Ainsi, les dirigeants sont sensibles au prix auquel ils peuvent céder leur entreprise, mais ils prennent également en compte d’autres critères, comme le bien-être de leurs salariés ou la pérennité de l’exploitation, qui leur permettent de passer les rênes en toute tranquillité. Une approche avisée s’intéresse à la qualité du projet de reprise, à sa solidité dans un premier temps, mais peut aussi aller jusqu’aux aspects de financement ou de recrutement liés au départ de l’équipe dirigeante en place. On est alors bien loin de la simple mise en relation que peuvent proposer les experts comptables ou des sites comme ceux d’OSEO par exemple (OSEO Capital PME et Investnet).

Le temps de cession est en général assez long, et il est important que le dirigeant puisse continuer à se consacrer à son exploitation. Externaliser la recherche d’un repreneur est donc confortable pour vivre cette période, et un conseil de professionnels de la transmission d’entreprise permet également d’éviter quelques écueils.

En premier lieu, il faut rester maître de la communication et respecter une grande confidentialité. La cession intéresse tout autant les salariés, les clients et les fournisseurs de l’entreprise, et il convient de minimiser les impacts d’une information prématurée du départ du dirigeant.

Aujourd’hui, les repreneurs peuvent être des investisseurs individuels mais aussi des fonds, ou des business angels. Pour les rassurer sur la qualité de l’investissement à réaliser, un système hiérarchisé d’accès à l’information sur l’entreprise permet de qualifier progressivement les candidats à la reprise, tout en nouant une relation de confiance entre le cédant et l’investisseur.

Mener avant la mise sur le marché de l’entreprise un diagnostic stratégique et des due diligence complètes assure un dialogue sur des bases chiffrées partagées. Mais il faut parfois aller plus loin, et proposer aussi à l’acquéreur un soutien pour obtenir son financement. En effet, les pre-requisites ne sont pas toujours bien présentés aux banquiers, d’où des retards ou des difficultés à obtenir les prêts nécessaires pour finaliser la transaction.

Enfin, une approche intégrée traite aussi de la fiscalité personnelle du dirigeant, et ce volet se révèle parfois crucial. Certains montages juridiques rendent en effet les entreprises invendables, mais il existe également des paramètres beaucoup plus simples, qui peuvent bloquer momentanément la reprise de l’activité : comment valoriser une entreprise dont le dirigeant ne s’est pas payé de salaires ? Mieux vaut s’organiser en amont pour prouver que l’organisation en place est transférable auprès du nouvel actionnaire, quel qu’il soit.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº736