Pour les établissements bancaires, les chatbots sont un canal de relation client permettant de répondre à des questions simples en simulant un langage naturel. Mais dès qu’il s’agit de réaliser des transactions financières – et donc de connecter le robot au système d’information de la banque – les choses se compliquent. Le mouvement d’open banking qui touche le secteur, sous l’aiguillon de la 2e directive européenne sur les services de paiement (DSP 2), est de nature à lever certains de ces obstacles. C’est en tout cas ce sur quoi mise la FinTech française Bruno. Le service qu’elle proposera progressivement à partir de mi-septembre via un chatbot sur Facebook Messenger est une analyse prédictive des comptes courants de ses utilisateurs, afin de déterminer combien ils peuvent se permettre d’épargner. « Il ne s’agit pas de regarder les données bancaires dans le rétroviseur et de les catégoriser ; nous utilisons au contraire l’historique des montants pour prédire comment le solde va évoluer et nous proposons à nos utilisateurs de transférer l’excédent sur leur compte Bruno », explique Florent Robert, cofondateur de la start-up. Pour développer son offre, la FinTech, enregistrée auprès de l’ORIAS comme