La propagation d’un risque systémique

Le cas Lehman Brothers

Créé le

24.08.2012

-

Mis à jour le

10.10.2012

Lorsque, le 15 septembre 2008, Lehman Brothers déposa son bilan, le monde bancaire international était déjà engagé dans une tendance prudente au remboursement des créances interbancaires ; mais la faillite de la banque accéléra violemment le processus de crise. Le marché interbancaire s’effondra. Plus aucune banque ne voulait prêter à une autre.

C’est bien là que la situation de Lehman Brothers comportait des risques graves pour l’ensemble de la communauté bancaire, au niveau international, car en tant que banque d’investissement à taille mondiale, elle dépendait étroitement des banques de dépôts, du marché financier et encore et surtout du marché interbancaire. Puissant établissement très bien noté par les meilleures agences de notation, Lehman Brothers était un excellent emprunteur. Les banques lui prêtaient et empruntaient parfois pour  replacer l’argent auprès de cette même banque… et ainsi de suite. Son rôle clef dans les marchés financiers et les échanges de produits structurés en faisait un élément jugé incontournable et irremplaçable au sein de l’activité financière et bancaire mondiale.

L’annonce de sa chute, véritable un coup de tonnerre, conduisit les États à mettre en place toutes les mesures de compensation possible. Elle créa surtout un mouvement de panique, car si une banque comme Lehman Brothers pouvait tomber en faillite, a fortiori des établissements plus modestes pouvaient eux aussi disparaître, et certains uniquement parce qu’ils lui avaient prêté de l’argent.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº307