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Financement

Bpifrance disséquée

Créé le

24.09.2015

-

Mis à jour le

30.09.2015

« Bpifrance est un bon outil, qui fonctionne bien, avec des domaines dans lesquelles elle pourrait être plus offensive », résume Laurent Grandguillaume, député de la Côte-d’Or, rapporteur de la mission d’évaluation de la banque publique lancée en janvier par l’Assemblée nationale, qui a remis son rapport le 30 septembre. Côté points forts, « Bpifrance répond aux besoins de financement des entreprises en tentant de répondre aux failles de marché », estime Laurent Grandguillaume. Née de la rationalisation de structures existantes, la banque, lancée mi-2013, a réussi à harmoniser leur fonctionnement. Elle a développé une stratégie territoriale, et constitue une réponse à la stratégie industrielle française (ETI, innovation…).

Le rapport propose des pistes d’évolution. Il préconise de nouveaux outils pour les entreprises en difficulté, comme des outils de retournement. Sur ce point, il est en phase avec l’impulsion politique puisque le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, auditionné par la mission le 14 septembre, a appelé la banque publique à soutenir l’émergence de fonds de retournement. Le rapport suggère par ailleurs que Bpifrance intervienne davantage auprès des micro-entreprises et des TPE, notamment par le biais de sociétés de caution mutuelle. Il invite aussi Bpifrance à aller plus loin dans ses efforts concernant l’export. « Le rattachement des aides à l’export de Coface à Bpifrance est une bonne nouvelle ; des efforts sont déjà faits, mais il faut améliorer le continuum des financements à l’export », considère Laurent Grandguillaume. À bon entendeur, salut.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº788