Finance de marché

La Bourse à l'épreuve des élections présidentielles

Créé le

21.11.2017

-

Mis à jour le

07.12.2017

Les cycles électoraux comptent parmi les fluctuations boursières les plus analysées. L’examen montre que, comparés à ceux d’un environnement non électoral, les cours boursiers sont soumis à une dynamique particulière en périodes électorales : prime plus élevée lors du semestre précédant une élection présidentielle, inférieure lors des six mois suivant le scrutin. Un comportement qui n’est pas observé dans tous les pays.

Oseriez-vous partir en balade, en novembre, sans regarder la météo pour décider s’il convient de prendre ou non un parapluie ? C’est pareil pour ce qui concerne la Bourse : il serait un peu hasardeux d’investir sans consulter la météo boursière.

Depuis trois décennies [1] , le CAC 40 rythme les performances des portefeuilles boursiers. Cet indice phare de la Bourse de Paris, multiplié par 5,5 depuis sa création, a été le témoin de nombreux changements dans la pratique des investisseurs, dans la structure de l’économie et dans le fonctionnement des places financières. Il a connu également une concentration sectorielle de plus en plus importante et 6 élections présidentielles.

Des experts ont observé la nature des cycles boursiers et ont tenté de corréler ces évolutions à tout et n’importe quoi, allant même jusqu’à réaliser des modèles économétriques sophistiqués basés sur la position de la Terre par rapport à la Lune et les étoiles. Les cycles électoraux comptent parmi les fluctuations boursières les plus analysées. Les années électorales sont, en effet, traditionnellement propices aux interrogations des investisseurs sur l’éventuel lien entre le calendrier présidentiel et la performance boursière.

Aux États-Unis, les années électorales sont des périodes boursières fastes. Depuis 1928, l’indice S&P 500 a progressé, en moyenne, de 4,9 % après les élections présidentielles et de 6,2 % l’année suivante. En France, ces périodes ont eu, dans le passé, un impact ponctuel : hausse puis retour relativement rapide à la tendance précédente. Aujourd’hui, quelle stratégie faut-il adopter : faut-il renforcer/diminuer le poids des valeurs françaises dans son portefeuille ? Quels secteurs faut-il privilégier/éviter ? Et à quel terme ? Remarquons que si certains considèrent que les réponses à ces questions dépendent essentiellement du programme du candidat en tête des sondages, du contexte économique, etc., il apparaît cependant qu’en périodes électorales, les cours boursiers suivent une dynamique relativement similaire.

Qu’en est-il pour la consultation populaire qui s’est déroulée, en France, en 2017 ? Que nous enseigne l’histoire électorale ?

L’histoire électorale

S’il existe un cycle législatif en France (relance économique avant les scrutins, puis ralentissement de la croissance après), celui des élections présidentielles est beaucoup plus ténu. En nous focalisant aux mois entourant les scrutins, nous constatons qu’aucune tendance caractéristique à l’approche des présidentielles ou après n’est perceptible, tout au plus une légère progression des cours saluant la victoire de la droite (1965, 1995). Les consultations anticipées (1969, 1974) ont cependant provoqué une baisse du prix des titres malgré la victoire de la droite. Sans doute, les investisseurs ont-ils devancé les mesures restrictives qui ont été prises par la suite, sans avoir le temps – élections anticipées oblige – de constituer des marges de progression inexploitées. Il n’en demeure pas moins, que la période électorale étant passée, le mouvement observé avant le scrutin reprend : hausse (1969), baisse (1965, 1974, 1995, 2002 et 2007).

De manière plus précise, si l’on étudie le cas de 5 élections présidentielles, on constate que le CAC 40 a baissé le jour qui a suivi le premier tour, soit fortement (-1,99 % en 1988 ; -2,83 % en 2012), soit plus faiblement (-0,51 % en 1995 ; -1,02 % en 2002 [2] ; -0,36 % en 2007). À l’inverse, il a, le jour suivant le second tour, bondi en 1995 (+3,18 %) et en 2012 (+1,65 %) et enregistré une hausse modeste en 1988 (+0,76 %), en 2002 (+0,28 %) et en 2007 (+0,04 %).

Ainsi, au regard des élections passées, l’indice CAC 40 aurait dû baisser le 24 avril 2017 et remonter le 8 mai. Il n’en a rien été. Le baromètre boursier a enregistré une forte hausse le lendemain du premier tour (+4,14 %) et terminait en baisse (-0,91 %), le jour après le scrutin final, vérifiant l’adage que les performances passées ne présagent pas de l'avenir.

Par ailleurs, depuis 2002, les élections présidentielles sont couplées avec les législatives. Or, dans une perspective historique, les législatives de 1962, anticipées de quelques mois, de 1967 et 1973 sont les cas les plus proches du modèle actuel : progression des cours avant, inflexion à l’occasion des élections, baisse ensuite. En 1986 et 1993, l’arrivée de la droite donne lieu à une petite progression, mais comme pour les consultations présidentielles, le scrutin passé, la tendance à l’œuvre auparavant reprend ensuite. En 1968, la crainte anime les électeurs qui votent massivement pour la majorité gaulliste et la Bourse encaisse une forte hausse. Tous les partis d’opposition sont laminés. Le gouvernement obtient la première majorité absolue de la Ve République (294 députés sur 485) démontrant que la Bourse n’aime pas l’agitation, les fins de règne, les assemblées introuvables et… l’inconnu.

Ainsi, l’histoire politique de la France ressemble plus à une accumulation d’exceptions qu’à la reproduction à l’identique d’un modèle de scrutin.

Une dynamique intrinsèque

Mais, une observation plus fine montre qu’en isolant certains facteurs exogènes (programme électoral, clivage droite/gauche du candidat, militantisme, contexte économique international…), la Bourse est soumise à une dynamique intrinsèque relativement similaire en périodes électorales.

Lors des 5 dernières élections présidentielles françaises (1995, 2002, 2007, 2012, 2017), le CAC 40 a, en effet, toujours affiché, le semestre précédant l’élection du nouveau Président de la République, un rendement positif (+8,6 % en moyenne) puis une tendance opposée, le mois suivant la consultation (-3,5 % en moyenne). De manière plus précise, en analysant les mouvements de l’indice MSCI France EUR sur la période 2000-2017, il ressort (voir Tableau 1) que :

  • le rendement moyen des semestres précédant les élections présidentielles est 8,04 % plus élevé que celui des mêmes périodes hors années présidentielles ;
  • le rendement moyen des semestres suivant les élections présidentielles est 9,23 % plus bas que celui des mêmes périodes hors années présidentielles.
Ce sensible différentiel de performance peut difficilement s’expliquer par l’existence d’un risque plus élevé, la volatilité moyenne étant plus importante hors des périodes présidentielles.

Par ailleurs, la libéralisation financière et la mondialisation de l’économie rendent les politiques économiques moins autonomes et indépendantes des marchés financiers. Le recours au modèle d’évaluation des actifs financiers international [3] (MEDAF) permet, dans une certaine mesure, de neutraliser cette incidence de la conjoncture internationale (voir Encadré):

Les résultats se confirment (voir Tableaux 1 et 2) : la surperformance de l’indice national durant les périodes préélectorales est supérieure à celle observée précédemment (+8,75 % contre 8,04 %) tandis qu’un moindre écart de performance (-8,07 % contre -9,23 %) est noté pour les périodes post-électorales.

Si par le passé, la réaction du marché en période électorale a été influencée autant par les décisions politiques [4] que par l’environnement international, l’impact sur le dernier scrutin doit être relativisé du fait notamment de l’importante internationalisation des groupes du CAC 40 (diversification géographique des revenus, forte part de l’actionnariat non résident…). Les sociétés composant le CAC 40 sont alors moins contraintes par la situation économique nationale. En effet, les mouvements de l’indice parisien lors des périodes électorales sont de plus impactés par le contexte international.

Le cas des présidentielles de 2017

En outre, la dernière élection présidentielle (Le Pen - Macron) a été sans doute la plus importante pour les marchés financiers nationaux depuis 1981 pour trois raisons :

  • les deux principaux candidats étaient jeunes et montraient des velléités de réforme ;
  • une cohabitation était peu probable ;
  • l’influence de l’Allemagne poussait à des changements importants.
De surcroît, on peut penser que les différences entre les candidats en termes de leadership, de style, de programme… ont impacté le climat des affaires.

Il semblerait, en effet, que les investisseurs aient été plutôt rassurés par le résultat du premier tour (Emmanuel Macron devant Marine Le Pen) puisque la Bourse de Paris a connu un net rebond dès le lendemain matin en gagnant 4,1 %. Lors de l’ouverture du marché asiatique, les investisseurs ont montré un vif regain d’intérêt pour l’euro qui affichait une hausse importante face au dollar et au yen. L’ouverture du marché américain accentuera encore cette hausse, permettant à la monnaie européenne d’atteindre un niveau qu’elle n’avait plus touché depuis la victoire de Donald Trump aux États-Unis.

Ces évolutions semblent démontrer que les investisseurs envisageaient une victoire d’Emmanuel Macron au second tour. Une finale entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon aurait fortement pesé sur le marché boursier français.

Au second tour, l’élection du candidat pro-euro et pro-marchés a donné un nouvel élan aux marchés financiers français et européens et notamment aux actions des entreprises françaises. Tous les facteurs sont encore aujourd’hui réunis pour garantir une envolée des prix en Bourse avec notamment un environnement économique favorable en Europe, que soutient fermement la politique menée par la Banque centrale européenne. De plus, les rendements, par le biais des dividendes versés aux actionnaires, des sociétés françaises et européennes devraient rester largement supérieurs à ceux des produits de placement comme l’assurance vie ou d’épargne comme le Livret A qui ne rapporte plus que 0,75 %.

L’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir en France est également synonyme d’espoir pour l’économie française avec une idée de fond : le renforcement de la compétitivité des entreprises par le biais de diverses mesures comme la baisse de certaines charges ou de l’impôt sur les sociétés, la défiscalisation de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) des investissements et davantage de flexibilité pour le marché du travail… afin d’accroître rapidement le Produit intérieur brut (PIB) français. Les sociétés cotées en Bourse seraient, en effet, directement impactées par ces réformes et verraient sans aucun doute leur cours s’envoler.

Dans ce contexte, quelle stratégie adopter ?

Notre démarche a consisté à classer, selon leur pondération, les valeurs du CAC 40 en 9 catégories. Puis, sur les 4 dernières élections françaises, nous avons comparé, avant et après chaque élection, la rentabilité de chaque secteur par rapport au rendement du CAC 40. Ensuite, nous avons ordonné les titres en fonction d’un rapport rendement/risque « standardisé  [5] » permettant de cibler les secteurs ayant une surperformance moyenne élevée et stable au fil des élections.

Nous en avons conclu que :

  • dans une perspective préélectorale, il convient de renforcer les valeurs industrielles, cycliques, des secteurs de l’« Énergie » et des « Technologies » et d’alléger fortement le poids des valeurs des secteurs « Communication » et « Services » ;
  • pour ce qui concerne les évolutions post-électorales, le CAC 40 ayant un rendement moyen négatif, il convient d’effectuer des opérations de vente à découvert sur des valeurs de secteurs qui sous-performent le CAC 40 post-élections (« Technologies », « Communication », « Services ») et/ou d’achat en privilégiant des valeurs non cycliques et/ou issues du secteur « Energie ».

Qu’en est-il à l’étranger ?

Durant l’année précédant des élections présidentielles françaises, d’autres consultations nationales ont eu lieu dans des pays européens partenaires (Allemagne, Italie…) ou aux États-Unis. Les constats précédents se retrouvent-ils ? En appliquant la même méthodologie [6] , il ressort plusieurs enseignements.

Le cas allemand

Outre-Rhin, la Bourse est peu sensible aux élections nationales. En effet, en moyenne, les semestres hors années électorales surperforment les périodes préélectorales (+2,03 %) et sous-performent celles post-électorales (-1,59 %). Après neutralisation de l’incidence de la conjoncture internationale, ces écarts se confirment, passant à 2,41 % sur les périodes préélectorales, et devenant peu significatifs voire quasi nuls après les élections (-0,06 %).

Ce constat peut être expliqué par la grande stabilité politique du pays durant la période étudiée [7] . L’issue des élections allemandes est donc souvent prévisible, réduisant, de fait, son impact sur les performances boursières.

Le cas italien

En Italie, les rendements moyens lors des périodes électorales sous-performent significativement ceux des périodes hors élections, même après neutralisation de la conjoncture mondiale. Ainsi, hors élections, l’investisseur obtient une rentabilité semestrielle supérieure de 5,78 % à celle observée sur les semestres préélectoraux. De même, il obtient un surcroît de rentabilité de 10,25 % par rapport à celle observée en périodes post-électorales.

Ces écarts de rentabilité ne peuvent pourtant s’expliquer par un risque plus élevé hors période électorale puisque le risque systématique (β) apparaît sensiblement plus élevé avant et après les élections qu’au cours d’un mandat. Les élections générales italiennes semblent, au final, avoir un impact négatif sur la Bourse nationale [8] .

Le cas américain

Aux États-Unis, le MSCI USA USD se comporte, en général, mieux que l’indice mondial (MSCI World) le semestre précédant les élections (1,25 %) et relativement moins bien le semestre post-élections (-0,6 %). Pour autant, lors des années présidentielles, le MSCI USA USD a une rentabilité moyenne significativement plus faible (-8,01 % pré-élections et -1,98 % post-élections) que lors des semestres hors années présidentielles. Ces résultats se confirment même une fois l’impact de la conjoncture économique neutralisé (respectivement -7,97 % et -1,59 %).

En outre, la victoire de Donald Trump, qui n’a pas été plus anticipée que le Brexit, devrait conduire les marchés à mieux prendre en compte, désormais, le risque politique. Car par deux fois cette année-là, les marchés, comme les sondeurs, se sont trompés.

Mise en perspective

L’évolution du calendrier électoral (couplage des élections présidentielles et des législatives depuis 2002), les mutations politiques (moindre crainte que suscite une gauche recentrée par exemple), le faible nombre de cas comparables (élections anticipées de 1969, 1974, 1997) et l’absence de continuité dans le suivi des objectifs économiques (lutte contre l’inflation, respect des règles européennes relatives au déficit budgétaire et à l’endettement public, lutte contre l’évasion fiscale…) réduisent le nombre de situations exploitables [9] et rendent plus difficile les prévisions pour la France et les comparaisons internationales. Malgré ces réserves, trois constats peuvent être dressés sur longue période :

  • les scrutins présidentiels ont eu peu d’impact sur la Bourse, tout juste observe-t-on un sursaut à l’occasion de la victoire de la droite en 1965, 1995, 2002, 2007, soubresauts absents lors des élections anticipées de 1969 et 1974 ;
  • la crainte de la gauche a caractérisé certaines consultations (législatives de 1978, présidentielles de 1981), sentiment moins marqué par la suite (présidentielles de 1988, législatives de 1997). Des études montrent que la Bourse enregistre de meilleures performances sous la gauche que sous la droite [10] ;
  • de manière générale, les tendances à l’œuvre avant les élections reprennent après le scrutin (législatives de 1986 et de 1993 ; présidentielles de 1965, 1969, 1974, 1995, 2002, 2007). Il faut y voir vraisemblablement la conséquence de la perte d’autonomie des politiques économiques, de la mondialisation de l’économie et de la globalisation des marchés financiers.
Par ailleurs, le comportement récent de l’indice français ne se retrouve pas, en définitive, parmi ces analyses. Au contraire, les indices boursiers nationaux italiens, allemands et américains, ont globalement tendance à sous-performer lors des périodes électorales. Ainsi, s’il est conseillé d’acheter des valeurs françaises quelques semaines avant les élections présidentielles, il conviendrait d’alléger, en pareille circonstance, le poids des valeurs internationales dans son portefeuille, quitte à profiter de la baisse des cours boursiers quelque temps plus tard pour reconstituer son portefeuille.

Enfin, nous nous sommes intéressés aux périodes immédiatement proches de l’élection. Or d’autres études menées sur l’ensemble d’un quinquennat montrent l’existence de liens entre les cycles électoraux et le pouvoir d’achat, l’inflation ou le chômage.

 

1 Le CAC 40 aura 30 ans le 31 décembre 2017.
2 Jean-Marie Le Pen avait causé une surprise en parvenant au second tour des élections face à Jacques Chirac. La Bourse avait enregistré sa plus mauvaise performance entre les deux tours depuis 1988, l’indice ayant perdu près de 5,5 % entre la veille du premier tour et la veille du second.
3 Ce modèle de marché étudie le comportement des cours des titres : chaque titre est influencé par son facteur de marché national, lui-même impacté par l’environnement international.
4 Si l’élection de François Mitterrand en 1981 a provoqué une forte baisse, sa réélection en 1988 a été saluée par un environnement euphorique et un cycle animé de fusions-acquisitions.
5 Ce ratio calcule la surperformance moyenne par rapport au CAC 40, divisé par l’écart-type des rendements sur les quatre dernières élections.
6 Pour l’Allemagne (resp. Italie), l’étude est réalisée à partir des données du MSCI Allemagne (resp. Italie) EUR et du MSCI World USD sur la période allant du 27 mars 1998 (resp. 15 novembre 1999) au 24 mars 2017 (20 février 2017). La régression linéaire s’effectue des taux ajustés du MSCI Allemagne (resp. Italie) à ceux de l’indice mondial MSCI World. Pour les États-Unis, elle s’est portée sur les données du MSCI USA USD et du MSCI World USD allant du 15 novembre 1999 au 20 février 2017.
7 Angela Merkel est chancelière fédérale depuis le 22 novembre 2005.
8 À l’heure actuelle, le risque essentiel n’est ni politique (apparition des partis populistes), ni sur l’endettement public, mais sur la situation macroéconomique (absence de gains de productivité et de modernisation due à un sous-investissement massif des entreprises italiennes, qui a pour conséquence une croissance potentielle nulle).
9 La situation de la France est plus complexe, dans la mesure où, par exemple, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Suisse, les dates électorales sont immuables. En outre, en raison de ses traditions chrétiennes, la France a choisi le dimanche pour les élections, l’Angleterre ou les États-Unis ne votant jamais ce jour-là, mais respectivement le jeudi et le mardi. Ces jours ne sont pas fériés.
10 En moyenne, le MSCI France a progressé de 13 % sous un gouvernement de gauche et de 2 % sous la droite.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº364
Notes :
1 Le CAC 40 aura 30 ans le 31 décembre 2017.
2 Jean-Marie Le Pen avait causé une surprise en parvenant au second tour des élections face à Jacques Chirac. La Bourse avait enregistré sa plus mauvaise performance entre les deux tours depuis 1988, l’indice ayant perdu près de 5,5 % entre la veille du premier tour et la veille du second.
3 Ce modèle de marché étudie le comportement des cours des titres : chaque titre est influencé par son facteur de marché national, lui-même impacté par l’environnement international.
4 Si l’élection de François Mitterrand en 1981 a provoqué une forte baisse, sa réélection en 1988 a été saluée par un environnement euphorique et un cycle animé de fusions-acquisitions.
5 Ce ratio calcule la surperformance moyenne par rapport au CAC 40, divisé par l’écart-type des rendements sur les quatre dernières élections.
6 Pour l’Allemagne (resp. Italie), l’étude est réalisée à partir des données du MSCI Allemagne (resp. Italie) EUR et du MSCI World USD sur la période allant du 27 mars 1998 (resp. 15 novembre 1999) au 24 mars 2017 (20 février 2017). La régression linéaire s’effectue des taux ajustés du MSCI Allemagne (resp. Italie) à ceux de l’indice mondial MSCI World. Pour les États-Unis, elle s’est portée sur les données du MSCI USA USD et du MSCI World USD allant du 15 novembre 1999 au 20 février 2017.
7 Angela Merkel est chancelière fédérale depuis le 22 novembre 2005.
8 À l’heure actuelle, le risque essentiel n’est ni politique (apparition des partis populistes), ni sur l’endettement public, mais sur la situation macroéconomique (absence de gains de productivité et de modernisation due à un sous-investissement massif des entreprises italiennes, qui a pour conséquence une croissance potentielle nulle).
9 La situation de la France est plus complexe, dans la mesure où, par exemple, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Suisse, les dates électorales sont immuables. En outre, en raison de ses traditions chrétiennes, la France a choisi le dimanche pour les élections, l’Angleterre ou les États-Unis ne votant jamais ce jour-là, mais respectivement le jeudi et le mardi. Ces jours ne sont pas fériés.
10 En moyenne, le MSCI France a progressé de 13 % sous un gouvernement de gauche et de 2 % sous la droite.