En février 2011, Paul Marshall, dirigeant du hedge fund
Un an et demi plus tard, les craintes de Paul Marshall ne se sont pas (encore ?) matérialisées. Est-ce une question de mois ou avait-il tort ? Son analyse est loin de faire l’unanimité. Par exemple, Chris Palmer, directeur des marchés émergents au sein de la société de gestion d’actifs Henderson Global Investors, affirme sa divergence : « Par le passé, nous avons été relativement inquiets quant à la détérioration de la qualité de certains prêts offerts par certaines institutions, mais nous n’avons jamais partagé ce point de vue et n’avons à aucun moment envisagé que le secteur bancaire brésilien se dirigeait vers une situation catastrophique similaire à celle qu’ont connue les banques américaines entre 2007 et 2009. »
Sans éluder les difficultés que doivent affronter les banques brésiliennes (charges fiscales importantes, lourde bureaucratie, omniprésence de l’État, importants portefeuilles de prêts à taux faibles…), Chris Palmer estime qu’« un investissement sur certaines banques brésiliennes peut être bénéfique ».