Pouvez-vous nous présenter Pictet & Cie ?
Fondée en 1805, notre banque est une maison familiale détenue et gérée par huit associés indéfiniment et solidairement responsables de ses engagements. Notre métier unique est la gestion privée et institutionnelle. Pictet & Cie, c'est 290 milliards d'euros sous gestion et plus de 3 000 collaborateurs à l'international. La succursale de Paris quant à elle a été crée le 5 janvier 2004 en démarrant de zéro. Aujourd'hui, Pictet Paris représente 4,4 milliards d'euros de conservation, pour le compte de 650 clients environ.
Pouvez-vous décrire votre clientèle et les services que vous lui proposez ?
Pour bénéficier de nos services, un particulier doit détenir un patrimoine d’au moins 1 million d’euros ; la majorité de nos clients détiennent entre 3 et 20 millions d’euros. Nous ne faisons aucune segmentation entre les petits et les grands clients.
Notre clientèle est répartie de la façon suivante : 65 % d'entrepreneurs et 35 % d'héritiers. Nous lui proposons plusieurs services personnalisés :
- la gestion financière, pour conseiller nos clients dans le placement de leurs actifs ;
- l’ingénierie patrimoniale, pour les accompagner dans toutes les réflexions d’ordre personnel (impôts, transmission…) ou professionnel (pactes d’actionnaires, accompagnement dans la cession…) ;
- la planification financière, qui consiste à analyser la situation patrimoniale afin de proposer une allocation d’actifs optimale ;
- les départements de family office et global custody, dont l’objectif est de regrouper les investissements chez un seul dépositaire.
Pourquoi, selon-vous, capitaliser sur le relationnel est essentiel ? Quels sont les services extrafinanciers que vous offrez ?
La motivation d’un banquier privé doit être de préserver ses clients de tout souci d’ordre financier et fiscal, en assurant leur train de vie dans la longévité, en intégrant les grands projets de vie sans négliger les petits plaisirs quotidiens. Afin de répondre à leurs attentes, nous avons mis en place des offres dédiées. C'est le cas par exemple de l’« offre femmes », élaborée pour répondre à des besoins spécifiques en gestion privée identifiés chez les femmes : besoin de prévoyance, contrôle de la volatilité du portefeuille, transmission… Nous avons également des services complémentaires en partenariat avec des spécialistes extérieurs, dans des domaines qui ne sont pas toujours strictement financiers : la gestion du patrimoine immobilier, artistique (accompagner le client depuis le coup de cœur jusqu’à la constitution d’une collection), les déclarations d’impôt, l’assurance de personnes (nos partenaires courtiers recherchent les prestations optimales) et le secrétariat privé (mise en place d’un secrétaire privé à domicile, assistance administrative, organisation de la vie pratique).
Le banquier privé peut-il parfois devenir le confident de son client ?
Le client attend de son banquier privé qu’il soit à l’écoute, qu’il le comprenne, le respecte et l’informe. En développant sur du long terme une relation de confiance, le banquier privé devient de facto le confident de son client.
Quelles sont les meilleures formations pour devenir banquier privé?
Pour devenir un banquier privé, il est nécessaire d'aimer les relations humaines, la finance et la fiscalité. Mes collaborateurs sortent principalement d'écoles de commerce telles que HEC, l’ESCP, d’autres ESC et Paris Dauphine.