Congrès

Bâle III : encore 130 milliards d’euros à trouver

Créé le

21.03.2013

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Mis à jour le

26.03.2013

Comme tous les 6 mois, l’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié les résultats de son enquête sur le degré d’avancement des banques dans l’application des nouvelles règles de Bâle III. Le principe est toujours le même : à partir de la photographie du bilan à une date donnée (le 30 juin 2012 en l’occurrence pour cette enquête), elle calcule les différents ratios en « full Bâle III », c’est-à-dire sans tenir compte des périodes de transition. Les grandes banques du continent affichent ainsi un ratio de fonds propres durs de 7,8 %, contre 6,9 % il y a 6 mois. Près des deux tiers respectent ainsi déjà le minimum de 7 % et l’effort à fournir reste pour elles de 112 milliards d’euros. Les plus petits établissements doivent, quant à eux, trouver 18 milliards. L’EBA précise que les ajustements réalisés pour améliorer les ratios de solvabilité ont principalement consisté en une hausse des fonds propres, davantage qu’en une baisse des actifs pondérés des risques. L’autorité y voit l’impact des exercices de recapitalisation imposés aux banques en juin 2012 en plein cœur de la crise souveraine. Ces calculs ne tiennent toutefois pas compte des modifications que la directive européenne CRD 4 apportera au cadre de Bâle III, en particulier des coussins de capitaux qui s’ajouteront aux 7 %. L’enquête fait également pour la première fois l’impasse sur le ratio de liquidité à court terme (LCR) qui a fait l’objet d’une profonde révision en janvier dont l’impact sera mesuré… dans 6 mois.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº759
RB