Témoignage

L’avis de… Charles Copin, expert en carte à puce et monétique et journaliste à www.menaces.eu

Créé le

20.11.2012

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Mis à jour le

27.11.2012

« Il a beaucoup de petites initiatives sur ce salon, un engouement pour le paiement mobile, mais la carte résiste toujours. Avant, il y avait des frontières distinctes entre fournisseurs techniques et prestation de service, mai cela devient de plus en plus poreux. Il y a une offre tellement disparate que ce n’est pas facile pour la banque, en tant que client final, de choisir la solution pour sécuriser les paiements sur Internet et les paiements physiques. Si j’étais un banquier, je me dirais : “je dois y aller, mais où ?”. Ceci dit, ce sont surtout de nouveaux instruments de paiement qui sortent, mais les nouveaux instruments de paiement ne font pas les systèmes de paiement. La transaction se finalise dans les tuyaux des banques.

Le gros problème des banques européennes et françaises est la disparité de concurrence avec des géants américains comme Google ou Apple. Aujourd’hui, la transaction de paiement sur une carte de débit reste rentable en soi en France, mais la rentabilité est de moins en moins dans la transaction de paiement elle-même que la masse d’information collectée lors de la transaction. C’est à mon avis la raison pour laquelle Google et Apple se lancent dans le domaine. Pourquoi les banques françaises et européennes ne le font pas ? À cause du regroupement des CNIL européennes. Les banques qui devraient récupérer des masses d’informations pendant le paiement pour vendre plus de produits ne le peuvent pas encore. L’avenir est au marketing autour de la transaction électronique sécurisée. Là, on revient aux fondamentaux du commerce. La banque est une entreprise commerciale, elle va devoir trouver une façon de se lancer dans ce marketing. »

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº754