Créé en 2008, en pleine crise de confiance dans les institutions financières, le bitcoin a pris son essor réel en 2010-début 2011, avant de connaître un passage à vide, puis de revenir récemment sous les feux de la rampe.
C'est une monnaie basée sur un système d’échange peer-to-peer (entre les utilisateurs) et de résolution de puzzles cryptographiques, permettant de vérifier la validité des transactions et éviter que les bitcoins ne soient utilisés plusieurs fois simultanément. Pour utiliser cette monnaie, les internautes doivent télécharger un logiciel sur leur ordinateur (Windows, Mac ou Linux). Celui-ci sert à la fois de portefeuille/coffre-fort pour stocker ses bitcoins et de générateur d’impressions, pour en créer d’autres.
Ce dispositif, appelé « minage », permet d’accroître la masse de bitcoins en circulation de façon quasi automatique, sans à-coup ni intervention d’un organisme extérieur. À terme, 21 millions de bitcoins devraient circuler ; un peu moins de la moitié ont déjà été produits. Les utilisateurs peuvent ensuite régler leurs transactions en bitcoins en transférant la monnaie par mail vers l’adresse publique du portefeuille du destinataire. Les échanges sont sécurisés et les transactions signées : chaque bitcoin «embarque » son historique depuis sa création. Des marchands en ligne (http://www.bitcoinworldmarket.com/default.aspx), des organisations comme Wikileaks (http://shop.wikileaks.org/donate#dbitcoin), mais également quelques commerces physiques (principalement situés à New York et dans la Silicon Valley californienne) acceptent les bitcoins comme devise. Le taux de change, après avoir longtemps stagné à 1 bitcoin pour quelques cents, a connu depuis une envolée depuis. Début septembre 2013, 1 bitcoin s’échangeait