Gestion intégrée du Si

3 questions à... Philippe Schintowski, Directeur général, Avaloq

Créé le

23.11.2015

-

Mis à jour le

01.12.2015

En quoi la solution Avaloq permet-elle globalement la prise en charge du parcours client ?

La force du produit est de travailler en termes de processus (workflow en version anglaise). Toute action dans le système est prise en charge par un processus qui distribue de manière automatisée les tâches à réaliser dans les différents services, qu’il s’agisse de contrôle, de complément de saisie, de validation, etc. Cela organise un suivi complet de l’opération portée de bout en bout par ce workflow.

Surtout, la solution permet de gérer de façon intégrée l’activité titres et l’activité des opérations « espèces » liées aux crédits et aux paiements, plutôt que de les loger dans des traitements/applicatifs séparés voire externalisés comme c’est souvent le cas en France pour la gestion titres.

Quelles spécificités techniques le chantier SwissLife représentait-il ?

Il a par exemple fallu intégrer la solution à un certain nombre d’applicatifs en interne que souhaitait conserver la banque, par exemple un module CRM, un datawarehouse.

Par ailleurs, la localisation en France de la banque nous a permis de finaliser des aménagements dans notre solution pour répondre aux exigences du marché français et traiter les opérations en conformité réglementaire, aussi bien dans le domaine de la gestion des clients que de la fiscalité française sur les revenus en capitaux ou sur les plus-values. Nous avons également adapté la connectique de la partie titres de notre solution aux systèmes et formats de Place, celui d’Euroclear par exemple. Mais ce sont les aménagements que nous devons faire sur tous les marchés sur lesquels nous nous implantons. Avaloq est le seul éditeur proposant la même solution pour traiter le réglementaire de tous les marchés sur lesquels il opère (e.g. Europe).

Comment s’est déroulée l’implantation de la nouvelle solution ?

Nous avons mené une phase de conception très approfondie, en s’appuyant sur un ensemble de processus prédéfinis et préparamétrés regroupés dans notre « banque modèle », pour l’ensemble des domaines d’activités concernés, titres, paiements, engagements, et nous avons travaillé par écarts entre cette banque modèle et les attentes des utilisateurs, plutôt que de partir d’une page blanche. Nous avons alors convenu des aménagements à apporter à ces processus : contrôle supplémentaire, saisies complémentaires, etc. Cette démarche permet de faciliter l’expression des besoins, d’avancer plus vite et de consommer moins de ressources au niveau de la banque.

Ensuite, nous avons réalisé et livré tous les 3 ou 4 mois des versions progressives du paramétrage final (ou « Rolling Wave Planning ») qui permettaient aux utilisateurs de visualiser peu à peu la cible et de commencer à tester le système par étape, en intégrant les interfaces déjà prêtes et les premières données migrées. Cela évite « l’effet tunnel » de beaucoup de projets et permet d’acclimater plus rapidement les collaborateurs de la banque sur le produit, sans attendre la livraison finale.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº790