3. Effet de second tour et Ratio de liquidité

Créé le

23.07.2010

Le ratio de liquidité est un exemple de stress test normatif : il sert à savoir si la banque a suffisamment de coussins de liquidité pour résister, combien de temps et selon quelles hypothèses. Mais elle peut aussi tester par elle-même un retrait brutal de dépôts dans les huit jours, ou un retrait plus lent mais plus long sur deux ans.

Jusqu’alors pratiqués par les superviseurs nationaux dans certains pays dont notamment la France, le Comité de Bâle a annoncé la mise en application de deux ratios harmonisés de liquidité au plan international : l’un à un mois et l’autre à un an [1] [1] .

Les banquiers critiquent notamment le ratio à un an parce que celui-ci fige toutes les hypothèses pendant cette durée et n’intègre que des effets de premier tour. Ce que les banques contestent car elles estiment avoir le temps d’adapter leurs réactions dans ce laps de temps ; il faut également compter avec la réaction des marchés etc. Selon eux, les effets de second tour risquent de modifier sensiblement la mesure à un an du ratio.

1 « International Framework for Liquidity Risk, Measurement, Standards and Monitoring », décembre 2009, www.bis.org/bcbs/

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº282
Notes :
1 « International Framework for Liquidity Risk, Measurement, Standards and Monitoring », décembre 2009, www.bis.org/bcbs/