Dans le secteur de la fintech, maturité doit désormais rimer avec profitabilité. Les investisseurs deviennent plus sélectifs et les levées de fonds en 2025 s’en ressentent. Selon le rapport « L’Année de la Fintech 2025 » publié par l’Observatoire de la Fintech, la plupart des acteurs ayant déjà levé des capitaux cherchent désormais le seuil de rentabilité plutôt que de préparer de nouveaux tours.
En France, le financement chute de 22 %, de 1,37 à 1,07 milliard d’euros, avec 73 opérations contre 101. Les levées de plus de 100 millions sont rares : Younited a collecté 153 millions lors de son IPO, contre 75 millions pour la fintech comptable Pennylane et 58 millions pour Filigran, spécialiste dans le renseignement sur les cybermenaces.
Les néobanques attirent
À l’international, le nombre d’opérations chute de 564 à 384 (-32 %), selon BlackFin Capital Partners. Le montant total croît de 6,83 à 7,92 milliards d’euros. La néobanque britannique Revolut, qui a levé 2,55 milliards d’euros en novembre, a particulièrement pesé dans ce résultat.
A contrario, les autres opérations du TOP 10 restent modestes : la regtech anglaise Quantexa et le spécialiste du robo-advisory d’outre-Rhin, Scalable Capital affichent des opérations respectives de 162 et 155 millions.
Après le 8 décembre, date à laquelle les données du rapport s’arrêtent, Trade Republic redonne un peu de couleur à ce bilan, avec une levée conséquente le 17 décembre. Lors d’un tour secondaire (les actions existantes sont vendues à de nouveaux investisseurs), la néobanque allemande a levé 1,2 milliard d’euros, se valorisant ainsi à 12,5 milliards, encore bien loin des 75 milliards de Revolut.