Goldman Sachs vient d’annoncer le déploiement d’agents autonomes d’IA conçus à partir du modèle Claude d’Anthropic, afin d’automatiser les fonctions essentielles de comptabilité, de conformité et de finance opérationnelle. Désignant tout système d’IA composé de plusieurs agents autonomes capables d’analyser indépendamment des informations, de prendre des décisions et d’exécuter des tâches complexes, l’IA agentique gagne rapidement du terrain dans le secteur financier aux États-Unis : près de 70 % des établissements bancaires y ont recours sous une forme ou une autre (voir graphique).
Contrairement à la recherche traditionnelle, l’IA agentique agit comme un outil adaptatif de résolution de problèmes qui coordonne des flux de travail complexes avec un minimum d’intervention humaine. Mais comme le pointe un rapport d’Oliver Wyman, cette adoption a des applications diverses. Elle est utilisée pour les services à la clientèle dans 57 % des cas, pour les fonctions marketing (48 %), pour la gestion de la fraude (43 %) et pour les tâches de productivité et de recherche (40 %). La révolution, déjà amorcée, devrait toucher les relations avec la clientèle, les agents d’IA représentant à terme les clients dans toutes les relations financières, avec une autorité déléguée. « L’IA a le potentiel de redéfinir l’économie du secteur, en remodelant les structures de coûts, en redéfinissant l’interaction avec les clients et en réaffectant la valeur à travers le système financier à une vitesse sans précédent », a prévenu Dylan Walsh, associé chez Oliver Wyman. Le commerce basé sur l’IA agentique devrait représenter au moins 12 % de l’ensemble du commerce électronique d’ici 2029.
Ingrid Hazard