Articles en relation
Il y avait le cloud d’hier dont la vitesse de traitement, le niveau de résilience requise ou encore les risques de conformité suscitaient si ce n’est de la circonspection, du moins de multiples interrogations de la part des acteurs des secteurs bancaire et financier.
Et il y a le cloud d’aujourd’hui, et de demain, qui a fait la démonstration, notamment après deux ans de pandémie, non seulement de sa continuité, de son agilité et de sa sécurité inhérentes, mais également de son potentiel technologique d’innovation, grâce à une véritable analyse et intelligence de la donnée. Pour favoriser l’innovation en matière de services bancaires, il offre six atouts, à la fois distincts et interconnectés.
1 Une infrastructure résiliente, rapide et évolutive
La migration vers le cloud donne accès à des architectures et des technologies flexibles et évolutives, comme les conteneurs et les microservices, qui permettent aux acteurs de la banque de créer rapidement de nouvelles applications en toute sécurité. Selon les études publiées par les principaux cabinets de recherche, les architectures cloud et la modernisation des données peuvent permettre d’économiser chaque année plusieurs millions de dollars, notamment en réduisant les interruptions applicatives, en contraignant les dépenses en matériel informatique et en raccourcissant les délais de mise au point de nouveaux produits bancaires développés dans le cloud, par rapport à ceux développés dans une infrastructure informatique sur site.
2 L’intelligence des données pour identifier de nouvelles opportunités
Les plateformes de cloud permettent aux banques de centraliser et d’organiser leurs données, de les analyser et d’en tirer parti plus amplement, plus facilement et plus efficacement facilitant de fait, les opportunités de monétisation, telles que les offres personnalisées ou le développement de nouveaux produits. Elles s’avèrent également pertinentes dans les cas d’usage critiques, comme les rapports de conformité, la détection intelligente des fraudes ou la gestion des risques de transaction. Si de nombreux analystes soulignent que les organisations qui favorisent le partage des données (data sharing) seront celles qui obtiendront de meilleurs résultats, de nombreuses institutions bancaires et financières découragent encore trop souvent le data sharing en en restreignant l’accès et en en préservant les silos. À l’évidence, cet état d’esprit doit changer : nous devons passer de « ne partagez pas les données à moins que... » à « vous devez partager les données à moins que... ». Cette évolution culturelle relève notamment de mécanismes fondés sur la confiance et la possibilité de corréler et de valoriser plus facilement les données.
3 L’Intelligence artificielle et l’apprentissage automatique
Le cloud permet aux banques d’exploiter des modèles d’Intelligence artificielle (IA) de pointe afin d’accélérer leur prise de décision. Preuve de l’indissociabilité du cloud et de l’innovation, ces derniers mois, des fintechs de premier plan ont présenté et expliqué comment une utilisation pertinente et étendue de cloud leur a permis de soutenir leur croissance et de répondre à leurs enjeux d’innovation. Les banques traditionnelles semblent du reste de plus en plus convaincues du potentiel de l’IA et du machine learning, mais avec une utilisation potentiellement sous-dimensionnée. Or c’est bien l’IA et l’apprentissage automatique dans le cloud qui permettent de brasser les énormes quantités de données transactionnelles et de prendre des décisions plus rapides, plus informées et plus instantanées.
4 La gestion des risques et de la conformité
Les fournisseurs de cloud tendent à trouver l’équilibre entre un traitement plus rapide des paiements, une gestion minutieuse de la collecte et de l’utilisation des données sans y avoir bien sûr accès, et l’atténuation des risques de fraude ou de divulgation abusive. La confidentialité des données est un service intégré aux plateformes cloud. Celles-ci doivent fournir des politiques de données rigoureuses, des rapports de conformité détaillés et des simulations de risques réalistes. Elles doivent également permettre aux acteurs financiers de contrôler totalement et intégralement toutes leurs données, avec une transparence sur leur localisation, la possibilité d’opérer de manière localisée ou distribuée, en fonction des impératifs en matière de souveraineté des données.
5 La flexibilité et non l’enfermement technologique
Ces capacités de contrôle de leurs données par les institutions bancaires s’accompagnent également de flexibilité et de capacité de gérer plusieurs types de cloud, qui s’adaptent aux stratégies et investissements informatiques déjà réalisés : cloud privé, public et hybride : c’est bien aux banques de décider et d’orchestrer leur approche ; c’est aux éditeurs de proposer un ensemble de solutions qui permettent cette flexibilité et ouverture technologiques.
6 La protection des données sensibles
Les doutes concernant la sécurité du cloud se dissipent : la confiance dans les fournisseurs de services dépend en grande partie de leur capacité à offrir la meilleure sécurité possible. Le cloud offre une sécurité multicouche avec des offres de gestion des identités, de sécurité des réseaux, de détection et de réponse aux menaces qui rivalisent avec la plupart des solutions internes. Le chiffrement de bout en bout des données et la possibilité donnée aux banques de gérer elles-mêmes les clés, viennent renforcer à la fois la sécurité mais également la souveraineté numérique dans le cloud.