Coinbase passe à l’offensive sur le « debanking »

Créé le

19.02.2025

-

Mis à jour le

21.02.2025

L’opérateur veut moins de barrières réglementaires.

Dans une lettre adressée à la Réserve fédérale, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et l’Office of the Comptroller of the Currency (OCC), la plateforme d’échange de cryptomonnaies Coinbase a exhorté les régulateurs bancaires à lever les barrières réglementaires limitant l’accès des entreprises crypto aux services bancaires traditionnels.

Ce phénomène appelé le « debanking » est devenu le cheval de bataille des sociétés de cryptomonnaies. L’objectif : permettre aux banques de fournir des services de garde et d’exécution de crypto, en direct ou via des prestataires tiers établis tels que Coinbase, mais aussi autoriser les partenariats avec le secteur crypto. « Nous pensons que des règles claires et durables, établies par des voies démocratiques appropriées, bénéficieront à toutes les parties prenantes – des banques traditionnelles aux sociétés de cryptomonnaies – et surtout aux consommateurs que nous servons », a argué Faryar Shirzad, responsable des politiques de la plateforme.

Cette initiative est intervenue la veille d’une audience du Congrès américain sur le « debanking » au cours de laquelle Paul Grewal, directeur juridique de Coinbase, a témoigné devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants. Il y a dénoncé les fermetures ou des refus de comptes bancaires pour des acteurs crypto, des services restreints notamment pour les paiements, les prêts ou les virements électroniques, et plus largement des pressions réglementaires des agences décourageant les banques de travailler avec des entreprises de cryptomonnaies.

Coinbase fait entendre sa voix alors qu’elle occupe une place grandissante dans les services financiers aux États-Unis. « Si vous considérez Coinbase comme une banque, nous détenons désormais environ 420 milliards de dollars d’actifs pour nos clients, ce qui ferait de nous la 21e plus grande banque des États-Unis en termes d’actifs totaux. Et ce chiffre continue de croître », a déclaré son P-DG, Brian Armstrong.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº902