Bâle 3

La pression monte doucement sur le capital minimum requis des grandes banques

Créé le

22.04.2025

-

Mis à jour le

28.04.2025

+ 1,9 % pour les banques du groupe 1,
+ 1,5 % pour les banques systémiques : voilà les conséquences de l’output floor, mais aussi des risques de marché et de crédit pour les grandes banques internationales.

Le cadre final de Bâle 3 a une mise en œuvre prévue en 2028 et, selon le dernier rapport de surveillance semestriel du Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, il aura un impact accru sur les exigences en capital des banques. Une étude a été menée auprès de 176 banques : 29 banques d’importance systémique au niveau mondial, 86 grandes banques internationales du groupe 1 et 61 autres banques du groupe 2. Elle montre qu’à la mi-2024, les réformes finalisées de Bâle 3 induisent une augmentation de 1,9 % du capital minimum requis (CMR) de catégorie 1 (Tier 1) des banques du groupe 1, contre +1,3 %, à fin 2023. Cette hausse résulte de l’impact additionnel des exigences basées sur les risques (+3,1 %). Dans le détail, l’output floor (+1,5 %), le risque de marché (+0,9 %) et le risque de crédit (+0,7 %) ont contribué à cette dynamique. À noter par ailleurs, la baisse des exigences en ratio de levier de 1,2 point de pourcentage.

Des manques concernant la capacité d’absorption des pertes

Concernant les G-SIB, la hausse moyenne du CMR de Tier 1 ressort en hausse de +1,5 %, contre 0 % auparavant. Sous Bâle 3, un léger manque de capital des banques, de 900 millions d’euros, apparaît fin juin 2025, alors qu’il n’y en avait pas durant la période précédente. En appliquant les exigences minimales de capacité d’absorption totale des pertes (TLAC) de 2022 et le cadre actuel de Bâle 3, deux des 18 G-SIB rapportant des données TLAC ont enregistré un manque de capital global supplémentaire de 19,6 milliards d’euros. Tân Le Quang

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº904