RAPPORT

L’Autorité bancaire européenne
alerte sur les risques LCB/FT

Créé le

27.08.2025

-

Mis à jour le

01.09.2025

Pour l’autorité, 2025 marque un changement significatif dans le paysage.

Dans le cadre de son cinquième rapport d’analyse des risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme (LCB/FT), l’Autorité bancaire européen tire la sonnette d’alarme concernant les menaces liées à la croissance rapide de l’innovation technologique, aux réformes réglementaires et à l’évolution des comportements criminels. Les établissements de crédit, paiement et monnaie électronique sont plus vulnérables à cause d’une utilisation souvent inadaptée des solutions RegTech et de l’interconnexion croissante avec les prestataires innovants, comme les fournisseurs de services d’actifs cryptographiques.

Les risques transfrontaliers visés

Selon le rapport, 64 % des autorités signalent une forte vulnérabilité à la cybercriminalité dans la fintech, 86 % jugent élevés les risques transfrontaliers et 69 % estiment que les risques LCB/FT restent élevés ou augmentent. La moitié d’entre-elles ont identifié des risques liés à l’utilisation de solutions RegTech par les entités assujetties et 15 % estiment que le risque a augmenté, notamment en lien avec l’automatisation sans contrôle (41 %) et au manque de compétences internes (36 %). Un tiers dénonce une mauvaise utilisation des outils, et plus de la moitié des institutions ont présenté 277 faiblesses liées à la RegTech en 2023-2024. La montée des fraudes par intelligence artificielle et la complexité des régimes de sanctions compliquent la lutte. Observant néanmoins des progrès en matière de supervision et en contrôle, l’autorité relève une efficacité inégale des dispositifs. T.L.Q.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº907