Europe : le stress-test 2025 a démarré

Créé le

27.01.2025

-

Mis à jour le

29.01.2025

Le scénario général met l’accent
sur des tensions géopolitiques internationales exacerbées.

L’Autorité bancaire européenne (EBA) vient de publier les scénarios du stress-test 2025. Le test de résistance bancaire mené par l’EBA a en effet démarré le 20 janvier. Il vise à évaluer la résilience des banques européennes face à de sévères chocs économiques se déroulant sur trois ans, de 2025 à 2027. Seront examinés à la fois les niveaux de capital, la discipline de marché, la transparence, la cohérence, les granularité et comparabilité des données. Ce test inclut pour la première fois les exigences prudentielles de la CRR3 (Capital Requirements Regulation 3) et en particulier l’output floor pour le calcul de la pondération des risques. En ligne avec la Commission européenne, les règles concernant les risques de marché (Fundamental Review of Trading Book) restent inchangées.

L’exercice concerne 64 banques européennes, dont 51 implantées dans des pays membres du mécanisme de surveillance unique (MSU), représentant 75 % des actifs bancaires dans l’Union européenne (UE) et en Norvège. Les grandes banques françaises seront donc soumises à l’exercice.

Un scénario d’inflation de 5 % en 2025

Aggravation des tensions géopolitiques, nouvelles barrières douanières, escalade dans la guerre en Ukraine, conflits au Moyen-Orient : le scénario général, ensuite décliné en fonction des pays, prévoit un contexte international dégradé, entraînant un risque accru de fragmentation des marchés internationaux. Ces chocs externes provoquent un recul du PIB réel (-6,3 %) de l’UE entre 2025 et 2027, un taux de chômage à 11,6 % en 2027 et, partant, une contraction de la demande et de l’investissement intérieurs. En conséquence, l’inflation monte à 5 % en 2025 avant de redescendre à 1,9 % en 2027. Ce scénario implique également une vulnérabilité plus importante des dettes souveraines. L’exercice se termine en juillet et les résultats seront publiés en août 2025. Outre la capacité de résistance du système financier, ce test doit apporter des éléments aux autorités de supervision, afin de mener au mieux leurs exercices de surveillance prudentielle (SREP).

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº901