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Lors de l’assemblée générale du Crédit Mutuel Centre Est Europe, Daniel Baal (photo) a réaffirmé son attachement à l’Europe. Avant de glisser quelques tacles. D’abord, sur l’euro numérique défendu par la Banque Centrale européenne (BCE). « Les bénéfices pour les citoyens de l’Union ne sont toujours pas établis (...) L’euro numérique est une solution qui cherche son problème, l’euro numérique c’est même un projet qui crée des problèmes. (...). Ce projet pourrait avoir des conséquences négatives sur la solidité des petites banques et des banques régionales. Pour la BCE, mettre en risque la stabilité financière quand on est censé en être la garante, c’est un comble ! » Au cas où le message ne serait pas passé, un petit résumé : « C’est un projet sans bénéfice pour les citoyens, les entreprises, la souveraineté. Gérer un compte en euro d’une part, un compte en euro numérique d’autre part, ne serait que source de complexité. » Et de plaider pour le développement de solutions existantes comme Wero et Bizum !
Une fois la BCE habillée, notre homme est passé à la Commission européenne sur le dossier FiDA (Financial Data Access). Bref, l’open finance. « Sous prétexte de stimuler une concurrence déjà vive en Europe, ce texte obligerait les banques et les assureurs européens à organiser leur propre hold-up par des entreprises étrangères ! (...) FiDA est en réalité le cheval de Troie des ambitions des Google, Facebook et consorts dans la banque et l’assurance. Elon Musk aurait pu l’écrire ! Ils en rêvaient, sans doute sans y croire. Et l’Europe le fait, sans doute sans y avoir suffisamment réfléchi (...). C’est un choix d’un ultralibéralisme débridé (...). Espérons que les eurodéputés seront mieux inspirés que les apprentis sorciers bruxellois. » Daniel Baal
est entré en résistance.