Risque de liquidité

Le Comité de Bâle tire les leçons de la crise de 2023

Créé le

28.11.2024

-

Mis à jour le

29.11.2024

Les principes de gestion des risques de liquidité de 2008, jugés adaptés en 2019, ont montré des limites lors de la crise de 2023, marquée par des retraits rapides et massifs des dépôts et l’effet de contagion lié aux réseaux sociaux. Dans un rapport publié en octobre, le Comité de Bâle souligne la nécessité d’intensifier la fréquence de la surveillance du risque de liquidité, en période normale comme en période de stress.
Il recommande d’accompagner les tests de résistance des banques par des tests spécifiques à la liquidité et de calibrer les ratios de liquidité (LCR, NSFR) pour mieux détecter les risques réels en situation de crise. Selon l’organe de régulation, la supervision consolidée est essentielle pour appréhender les risques au niveau d’un groupe et les spécificités en termes de modèles économiques et de structures d’actifs/passifs de chaque banque doivent être prises en compte. La pertinence des actifs détenus jusqu’à échéance (HTM) comme actifs liquides de haute qualité (HQLA) et leur traitement dans les ratios de liquidité soulèvent des questions. Toutefois, leur exclusion pourrait impacter la stabilité du système financier.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº898