Aurélie Baudhuin, présidente du Forum
pour l’investissement responsable (FIR)

« Pour la finance durable,
il est important de garder
une réglementation robuste »

Créé le

27.10.2025

-

Mis à jour le

29.10.2025

Aurélie Baudhuin vient de prendre la tête du FIR,
à une époque où l’Europe détricote ses travaux précédents. Rencontre avec une investisseuse convaincue.

Vous avez été élue présidente du Forum pour l’investissement responsable (FIR) cet été pour trois ans. Quel est votre parcours ?

J’ai commencé ma carrière dans l’investissement socialement responsable (ISR) en 2006. Donc cela va faire bientôt vingt ans que je travaille sur ces sujets, d’abord comme analyste ISR dans une société de gestion d’actifs, avant d’occuper des postes à responsabilité, notamment en tant que directrice générale déléguée de la gestion d’actifs. J’ai rejoint Malakoff Humanis en 2022, tout d’abord pour être directrice ISR au sein de la direction des investissements puis, un an plus tard, pour prendre la direction des investissements. Tout au long de ce parcours, j’ai été en contact avec le Forum pour l’investissement responsable (FIR), ce qui m’a permis d’observer son évolution et de constater comment il a su s’imposer comme une instance incontournable, notamment grâce à son approche multi-parties prenantes, unique sur le marché.

L’environnement actuel est plus compliqué pour la finance durable... Avez-vous le sentiment de prendre la tête de cette structure au pire moment ?

Je dirais plutôt que nous sommes à un moment clé. Il est certain que nous connaissons des vents contraires et pourtant, nous constatons que sur le territoire français la conviction demeure très forte. C’est justement le rôle du FIR de maintenir le cap malgré ces vents contraires. Je ne perçois pas de véritable recul en France, même si certains sujets progressent plus lentement. Il est certain que si l’on attend tout de la réglementation, notamment européenne, il y aura des délais supplémentaires. En revanche, nous observons beaucoup d’initiatives par les sociétés de gestion et les investisseurs institutionnels. Leur engagement à intégrer la durabilité dans leurs investissements reste, selon moi, intact. Enfin, le nombre croissant de membres du FIR témoigne de l’intérêt toujours vif de nos adhérents pour ces enjeux.

Quelle est votre feuille de route ?

Elle est encore en cours de constitution puisqu’elle est construite avec le conseil d’administration du FIR. Il se réunira au mois de novembre pour fixer ce cap. Toutefois, les grandes lignes en sont déjà connues puisqu’il s’agit de continuer à tracer les sillons existants. Je veux ainsi poursuivre le développement du lien entre monde académique et opérationnel, formalisé par le prix de recherche FIR-PRI, qui a fêté ses vingt ans cette année. Il s’agit aussi d’étoffer nos liens avec les autres parties prenantes, dont les syndicats et les organisations non gouvernementales (ONG).

Le Forum pour l’investissement responsable (FIR) sert de cadre collaboratif où ses membres peuvent proposer et développer de nouvelles initiatives en matière de finance durable, ce que je souhaite encourager. Plusieurs initiatives y ont récemment vu le jour, portant notamment sur l’intégration du handicap dans les stratégies d’investissement et sur l’intelligence artificielle qui font désormais l’objet de groupes de travail. Quant à la transition juste, elle donne lieu à une campagne d’engagement, avec près de vingt investisseurs.

Deux autres groupes ont été montés sur les sujets d’engagement, autour de l’engagement auprès des petites et moyennes entreprises et de la mesure de son efficacité. Ces réflexions, issues souvent des pratiques internes des membres, donnent lieu à des livrables concrets tels que des livres blancs ou des recommandations pratiques. Le FIR est par ailleurs doté d’une plateforme d’engagement depuis quelques années, qui continue à monter en puissance. Enfin, il est intéressant de noter que les travaux du FIR, notamment sur la taxonomie sociale, suscitent un vif intérêt au-delà des frontières françaises, auprès d’associations européennes engagées sur les mêmes thématiques.

Le FIR est une association qui regroupe des investisseurs, des sociétés de gestion, mais aussi des experts (agences de notation, chercheurs...). Qu’est-ce que cela vous apporte ?

La multiplicité des intervenants est très enrichissante, car elle permet de créer des ponts entre des métiers différents, avec des écosystèmes distincts, dans une optique de réflexion sur la finance durable, l’ESG et l’impact en matière de durabilité des investissements. Mettre autour de la table des personnes très opérationnelles dans la gestion d’actifs et dans le monde des investisseurs institutionnels avec des chercheurs permet à la fois de prendre de la hauteur et d’aller vers davantage de rigueur scientifique dans la façon dont on intègre l’ESG au quotidien dans la gestion d’actifs.

Cela nous permet aussi de gagner en crédibilité et de continuer à innover puisque nous travaillons dans un domaine très évolutif. Par ailleurs, les agences de notation nous apportent aussi leur vision sur ce que nous sommes en capacité de faire dans l’évaluation des entreprises. Et puis, les ONG et les syndicats nous éclairent avec leur prisme, qu’il soit social ou environnemental.

Vous menez depuis quatre ans une étude sur le Say on climate des entreprises. Quelles tendances constatez-vous ?

Les Say on climate sont des résolutions proposées volontairement par les entreprises. Elles s’inspirent des Say on pay, qui avaient émergé pour permettre aux investisseurs de se positionner sur la politique de rémunération des dirigeants des entreprises concernées et qui ont fini par être intégrés dans la réglementation française. En 2021, le FIR a appelé à la généralisation de Say on Climate exigeants, afin de donner la capacité aux actionnaires de se positionner par rapport aux plans de transition des entreprises. Le message a été entendu. En 2025, 26 Say on climate ont été recensés dans le monde dont 19 au niveau européen, un chiffre stable par rapport à 2024.

C’est une avancée qui a permis de sortir du discours qui existait à l’époque selon lequel le sujet environnemental relève uniquement de la stratégie de l’entreprise, et donc des prérogatives du conseil d’administration. De ce fait, certaines entreprises arguaient que l’assemblée générale n’avait pas son mot à dire. Désormais, les administrateurs acceptent aussi d’écouter les actionnaires sur leur plan de transition et donc sur leur stratégie environnementale.

Le nombre d’entreprises volontaires est-il suffisant ?

Bien sûr, elles pourraient être plus nombreuses mais, après trois ans, il pourrait aussi ne plus y en avoir. Dès lors que le Say on climate n’a pas été transformé en obligation réglementaire, les entreprises auraient pu jouer le jeu une fois et s’arrêter là. Or ce n’est pas ce que nous avons observé : nous voyons des sociétés qui reviennent de façon récurrente auprès de leurs actionnaires pour présenter leur plan de transition. De nouvelles entreprises s’y mettent aussi. C’est encourageant.

Quand on apprend que la Net Zero Banking Alliance met fin à ses activités, après que son homologue sur l’assurance a fait de même quelque temps auparavant, n’est-ce pas décevant ?

Le problème de ces associations relève surtout des pôles américains de leurs membres. Au niveau français, je ne vois pas de retour en arrière. Les engagements s’expriment peut-être de façon différente, avec davantage de prudence, mais la volonté d’avancer est toujours là. Par exemple, nous avons connu deux initiatives de place emblématiques, qui ont permis de créer des fonds biodiversité aussi bien sur le coté l’an dernier que le non-coté cette année. On voit beaucoup de progrès aujourd’hui dans des domaines qui dépassent le sujet climatique, tels que la biodiversité donc mais aussi le social avec nos travaux sur le handicap par exemple.

Nous sommes peut-être sortis d’un effet de mode trop important il y a quelques années, où tout le monde ne voulait avoir que des offres ISR. Alors que label ISR s’est renforcé avec une V3 de son référentiel, il est intéressant de constater qu’un grand nombre de fonds ont conservé le label. Il subsistait 940 fonds labellisés fin 2024, soit une réduction de l’univers de 30 % environ par rapport à la V2. On aurait pu craindre une baisse bien plus importante : désormais, plus de 1 000 fonds ont à nouveau décroché le label. Cela démontre l’engagement des sociétés de gestion à avoir une offre de plus en plus robuste, avec une approche par la matérialité et aussi par la mesure de l’additionnalité.

C’est un enjeu pour les prochaines années ?

Il y a un enjeu fort sur la façon de présenter la matérialité. Au début des années 2000 et jusqu’à il y a environ dix ans, les approches étaient très qualitatives, en lien avec des référentiels globaux comme les objectifs du millénaire pour le développement de l’ONU, sans que l’on soit forcément en mesure d’apporter des indicateurs chiffrés. Une première évolution a eu lieu à partir de 2015-2016 avec les Accords de Paris, qui ont fait émerger des notions de trajectoire, de décarbonation... C’est à partir de ce moment qu’on a commencé à parler d’empreinte carbone, de température des portefeuilles et d’alignement et, aussi, à mesurer ces indicateurs. Maintenant, on voit des équivalents qui commencent à poindre sur la biodiversité, sur le social et de façon plus globale sur la notion de transition juste. C’est un axe fort du côté des institutionnels et des gestionnaires d’actifs.

La finance durable s’est beaucoup penchée sur le volet environnemental ces dernières années. Mais il y a aussi le côté social ! Vous nous avez parlé des regards européens sur vos réflexions...

Le groupe de travail sur la taxonomie sociale, lancé par le FIR il y a deux ans, a suscité un fort engouement parmi les investisseurs, qu’ils soient actifs sur les marchés cotés ou non cotés. Face au ralentissement des travaux européens en cours de route, beaucoup ont souhaité s’emparer du sujet en élaborant leurs propres propositions et indicateurs, sans attendre un cadre conçu par Bruxelles.

Cette démarche, fondée sur une approche par parties prenantes (salariés, fournisseurs et communautés locales, consommateurs), a donné lieu à de nombreux échanges et à la publication d’un document de référence par le FIR. Ce texte, à la fois robuste et pragmatique, constitue une boîte à outils pour aider les investisseurs à avancer concrètement sur les sujets sociaux, en s’appuyant sur des indicateurs existants et des bonnes pratiques issues de la finance solidaire, des ONG et des sociétés de gestion. Ce travail visait également à clarifier les attentes des investisseurs envers les entreprises, en précisant les types d’informations sociales que nous souhaitons obtenir.

Dans la continuité, le FIR a relancé une campagne d’engagement sur la « transition juste », initiée par l’Institut de la finance durable, à l’origine d’une première publication. L’objectif est désormais de poursuivre la réflexion au-delà de ce premier jalon, les investisseurs souhaitant approfondir ce thème essentiel auprès d’émetteurs français et européens. Cette nouvelle phase vise à aborder la transition dans sa globalité, en intégrant à la fois ses dimensions environnementales et sociales.

Les choses bougent à Bruxelles, avec une volonté affichée de simplification de la réglementation en matière de finance durable. Est-ce nécessaire selon vous ou est-ce que simplifier, c’est déréguler ?

Il est important, malgré tout, de garder une réglementation qui soit robuste. Après, charge aux investisseurs d’aller au-delà de ce socle. Il faut aussi tenir compte des textes français, qui sont en avance de phase. Par exemple, sur le devoir de vigilance européen (CS3D), attaqué au nom de la compétitivité, il existe une loi exigeant des plans de vigilance au niveau français. Même constat avec la loi Énergie Climat, qui va assez loin en termes d’alignement avec les Accords de Paris ainsi que sur la biodiversité.

Seulement, en l’état actuel des choses, cela ne permet pas une comparabilité sur toutes les entreprises européennes. C’est pourquoi, avec la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), nous avons rappelé le caractère essentiel de la directive CS3D. Abroger ce texte reviendrait à effacer des années de progrès pour promouvoir un comportement responsable des entreprises dans leurs activités et leurs chaînes de valeur.

L’industrie financière peut-elle poursuivre dans la voie dans laquelle elle s’est orientée depuis SFDR, si l’économie réelle ne suit pas ?

Je ne serais pas aussi catégorique sur le manque de progrès des entreprises : les plans de transition se sont multipliés ces dernières années. Au départ, après les Accords de Paris, seules quelques sociétés affirmaient viser la neutralité carbone d’ici 2050, sans trajectoire claire. Désormais, les acteurs les plus émetteurs sont souvent les plus engagés, avec des plans détaillés, assortis d’objectifs à court, moyen et long terme, et des points d’étape en 2030.

Le changement est notable : il y a cinq ans à peine, beaucoup refusaient d’évoquer le scope 3 ou même de se sentir concernés par les Accords de Paris. Aujourd’hui, de tels propos seraient inaudibles. La plupart des grandes entreprises carbone-intensives intègrent désormais les scopes 1, 2 et 3 dans leurs stratégies climatiques, en cohérence avec les Accords de Paris.

Cela reste imparfait, mais la pression des investisseurs, les réglementations et la mise en avant de ces sujets lors des COP ont incontestablement fait bouger les lignes. Il faut aussi reconnaître que nous avons des progrès à faire en termes de normalisation des exigences de reporting. Les entreprises regrettent la multiplicité des questionnaires, notamment pour répondre aux exigences de CSRD. Un travail d’harmonisation est sans doute nécessaire.

Alors que la tendance était au « tout articles 8 et 9 », jugez-vous utile que les établissements proposent des doubles gammes, durable et non durable ?

Je pense qu’il est essentiel de disposer d’un socle commun. Par exemple, la version 2 du label ISR imposait d’exclure les 20 % les moins bien notés sur les critères ESG au sein de l’univers d’investissement. Ce type d’exigence constitue un dénominateur commun minimal, susceptible d’être appliqué à la majorité des encours. Ensuite, lorsque l’on vise des niveaux d’engagement plus élevés – comme le fait d’investir uniquement dans des entreprises alignées avec les Accords de Paris ou sur des thématiques liées à la lutte contre le changement climatique – on introduit nécessairement des biais sectoriels. Or, une gamme ne peut pas être composée uniquement de fonds thématiques. Il faut donc distinguer les fonds porteurs de solutions, qui ne peuvent représenter qu’une partie de l’offre, d’une approche de transition plus globale, qui, elle, me semble légitime pour l’ensemble des investissements.

La finance responsable doit-elle faire le travail d’éducation des particuliers ou a-t-elle intérêt, par souci d’efficacité, à se limiter à l’univers institutionnel ?

La finance durable a longtemps été l’apanage des institutionnels et, aujourd’hui encore, c’est un sujet qui a besoin d’être mieux appréhendé par les particuliers. Ce qui ressort de notre sondage réalisé par l’Ifop sur l’intérêt des Français pour la finance responsable, c’est une sorte d’essoufflement en 2024, où les épargnants ont moins priorisé ce sujet-là. Reste que les facteurs explicatifs exprimés par les répondants sont très hétéroclites et souvent exogènes au secteur, puisque selon l’Ifop, il y a eu un effet Jeux olympiques.

Au-delà de cet aspect, il est intéressant de noter que, selon un sondage réalisé en août dernier, le recul observé en 2024 a été effacé : 55 % des personnes interrogées se disent désormais volontaires pour intégrer la durabilité dans leurs investissements. Les priorités mises en avant concernent la pollution, les droits humains et le changement climatique. Il faut dire que ces enjeux font désormais partie de notre quotidien : les incendies estivaux, les inondations à répétition ou encore les difficultés d’assurabilité de certains logements côtiers rappellent leur urgence. Dans ce contexte, il paraît logique que les épargnants se sentent aujourd’hui bien plus concernés qu’il y a cinq ou dix ans.

Est-ce que pour autant les épargnants comprennent mieux l’ISR aujourd’hui qu’il y a dix ans ? Comment améliorer la situation ?

Il est vrai que le sujet s’est complexifié. Les particuliers continuent de citer leur conseiller bancaire comme l’interlocuteur le plus légitime pour leur parler de finance durable, mais l’information fournie par ces acteurs est encore trop limitée. Nous avons donc un sujet autour de la formation de ces réseaux qui reste encore insuffisante. Certes, le questionnaire de connaissance client intègre désormais les préférences en matière de durabilité, mais il faut encore aider les conseillers à comprendre l’intérêt concret de cet outil, afin qu’ils le perçoivent comme une opportunité plutôt qu’une contrainte réglementaire. Parallèlement, la sensibilisation du grand public demeure essentielle. Une nouvelle campagne du label ISR vient d’être lancée, mais son impact reste à mesurer, tant ces certifications restent encore méconnues.

L’AMF vient de communiquer sur le fait que les labels de finance durable ne suffisaient pas pour faire un choix d’investissement. Était-ce bien nécessaire ? Ne faudrait-il pas, au contraire, renforcer la visibilité des labels ?

On le voit dans toutes les études auprès des consommateurs : les labels sont un gage de crédibilité. Il est important de sensibiliser le grand public à l’ISR, pour autant on ne peut pas leur demander de devenir des experts. Je suis favorable au fait d’aiguiller les épargnants avec des certifications qui apportent la garantie d’un socle minimum de durabilité. C’est d’ailleurs dans ce sens que le label a été conçu à l’origine. Mais il faut qu’il soit mieux connu, d’autant que le taux d’épargne des Français est très élevé : cette masse représente un levier important dans la durabilité.

Le FIR va vers ses 25 ans. Quelle est la plus grande avancée en matière de finance durable sur cette période ?

Je trouve particulièrement intéressant tout le travail d’intégration d’approches scientifiques et de développement d’indicateurs mesurables opéré depuis dix ans. En effet, face aux critiques récurrentes – et légitimes – adressées à l’ISR, notamment sur le greenwashing ou l’ODDwashing, il est essentiel de renforcer la robustesse des démarches. Certains fonds ont pu manquer de rigueur par le passé, mais cette solidité ne peut exister que si des cadres de référence sont établis.

L’un des atouts du volet climatique, de ce point de vue, a été la définition de trajectoires de décarbonation et de budgets carbone par secteur, notamment grâce aux travaux de l’Agence internationale de l’énergie. Ces repères ont permis d’instaurer une comparabilité entre entreprises et de fixer des objectifs chiffrés et une trajectoire dans le temps, rendant les analyses plus solides. Il y a vingt ans, l’approche était beaucoup plus qualitative – et elle doit le rester en partie, car tout n’est pas mesurable –, mais elle gagne aujourd’hui à être étayée par des indicateurs concrets et physiques, gages de crédibilité pour l’ISR.

Enfin, pour les épargnants, cet enjeu de mesurabilité et d’efficacité est essentiel. La méthode compte, bien sûr, mais elle intéresse surtout les investisseurs institutionnels. Les particuliers sont plus sensibles aux résultats concrets de l’investissement.

Et le principal échec ?

Sans parler d’échec, je pointerais le retard pris sur le social, où les avancées sont plus lentes que sur le volet environnemental. Le sujet est crucial, mais se heurte à des obstacles méthodologiques et culturels. Les différences de mesure entre pays, sur la prise en compte du handicap ou de l’absentéisme par exemple, rendent difficile l’établissement d’indicateurs comparables. Pour développer des fonds intégrant des critères sociaux, il est nécessaire de bâtir un socle commun européen et de normaliser les critères d’évaluation, condition nécessaire pour mesurer efficacement l’efficacité des investissements.

Propos recueillis par Aurélie Fardeau

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº909