Matmut : le cœur, la tête
et les jambes

Créé le

23.10.2024

-

Mis à jour le

29.10.2024

Transformer nos activités et nos modes de consommation pour les rendre plus durables est l’affaire à la fois des particuliers et des entreprises. Lutter contre les conséquences de la nouvelle donne climatique et prévenir les périls naturels est une mission essentielle des assureurs. Pour filer la métaphore sportive, post-JO, il faut mobiliser le cœur, la tête et les jambes.

Le cœur avant tout. Celui de chacune et chacun, qui bat, au sein de nos organisations. Qui conduit, au quotidien, à accompagner et à protéger nos sociétaires, frappés par un coup dur. Compte tenu de l’urgence climatique, le cœur, aussi, de vouloir œuvrer tous ensemble pour le bien commun, en nous engageant toujours plus en faveur de l’environnement, de la lutte contre le réchauffement climatique. Bien comprendre, pour bien agir : cela se traduit par le choix inédit du Groupe Matmut d’investir dans l’explication des causes et des conséquences du dérèglement climatique sur la faune, la flore, l’humanité, auprès de ses 6 500 collaborateurs, d’ici 2026. Une sensibilisation déclinée au travers de la Fresque du Climat et d’un module de formation digital.

Le cœur, toujours, qui nous fait mettre nos pas, depuis 2019 dans ceux de Plastic Odyssey. Pour venir en aide à une planète qui étouffe sous les déchets plastiques, ses membres se sont donné pour mission d’éduquer les plus jeunes pour un changement de comportement et de proposer des solutions pour traiter à terre les plastiques, avant qu’ils ne se retrouvent dans l’océan. Leur expédition, à bord d’un navire laboratoire, dure trois ans, sur trois continents, afin de sensibiliser le plus grand nombre et former des entrepreneurs au recyclage. Nous vibrons devant leur initiative extrêmement inspirante : elle nous « guide » dans notre politique interne ambitieuse de réduction de nos consommations et le cap fixé vers le « zéro déchet plastique et papier ».

CRDS, un outil de pilotage stratégique

La tête, ensuite, afin de mettre en place, collectivement, une politique volontariste, dans le respect de l’Accord de Paris. Au niveau réglementaire, ma conviction est qu’il est possible de faire de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) un outil de pilotage stratégique, tant elle invite à réfléchir sur un nouveau modèle d’entreprise qui concilierait rentabilité économique et bien commun.

Entre 2011 et 2022, le Groupe Matmut a baissé de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre, sur les scopes 1 et 2. La trajectoire veut qu’à horizon 2030, notre entreprise diminue encore ses émissions de 19 % sur les scopes 1 et 2 et de 21 % sur la partie investissements de son scope 3.

Comme l’écrivait Antoine de Saint-Exupéry, « tout objectif sans plan n’est qu’un souhait ». C’est pourquoi la durabilité est au centre de notre plan stratégique. Nous transformons nos métiers pour tendre vers la neutralité carbone à horizon 2050.

Il nous faut prévenir...

La tête, qui amène les assureurs à concevoir les process et partenariats afin de proposer des alternatives durables pour la réparation des biens. Avec l’ambition de faire monter à 20 %, d’ici la fin d’année, le taux d’utilisation d’au moins une pièce de réemploi dans les dossiers sinistres automobiles, la Matmut s’engage concrètement, de façon vertueuse en faveur de l’environnement, de l’économie circulaire, de nos sociétaires et des réparateurs automobiles.

Les assureurs sont des experts des risques et de la protection. Embrassons pleinement notre mission d’assureur « préventeur ». La prévention des risques climatiques est une priorité, afin de donner à l’assuré la capacité d’agir en faveur de la protection de son logement et de ses habitants.

Pour faire reculer les frontières de l’inassurabilité, les mesures doivent être prises aujourd’hui : par l’éducation au risque, la prévention, de manière collaborative et durable et par l’innovation. Citons la mise en place, avec Predict Services, filiale de Météo France, d’un service d’alertes météo à nos sociétaires, pour les événements climatiques à cinétique rapide. Ou encore diverses collaborations, que ce soit avec des DREAL (directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement), dans le but de proposer des diagnostics personnalisés à nos sociétaires, ou avec des entreprises concevant des équipements anti-inondation.

Conjuguer inclusion et exclusion

Les assureurs sont aussi des investisseurs institutionnels. Sans négliger les critères sociaux et de gouvernance, le critère environnemental est fondamental dans les politiques d’investissement. Tandis que 96 % des actifs du Groupe Matmut sont couverts par une analyse avec les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), inclusion et exclusion constituent deux leviers d’action :

– l’inclusion, avec 100 % de nos fonds ou OPC, catalogués article 8 ou article 9 du SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) européen. Cet objectif a été atteint en fin d’année 2023 avec un an d’avance. Inclusion, toujours, lorsque nous augmentons l’impact environnemental positif de nos actifs, par exemple via des fonds sur la biodiversité, la protection marine, forestière, la gestion des ressources en eau potable, l’agriculture régénérative, la lutte contre la surpêche et en faveur de la décarbonation du transport maritime ;

– exclusion, depuis longtemps, avec la sortie systématique des titres des listes portant sur le charbon, les hydrocarbures non conventionnels, l’huile de palme, etc.

Irradier la stratégie vers les collaborateurs

Les jambes, pour finir. Pour démarrer, plutôt, car « tout voyage de 1 000 lieues commence toujours par un premier pas » (Lao Tseu). L’énergie de nos collaborateurs est essentielle pour œuvrer « en faveur d’une société plus active face aux changements climatiques », pour citer le manifeste accompagnant notre raison d’être.

À titre d’illustration, citons les marches de ramassage de déchets organisées depuis trois ans par notre groupe. Désormais ouverts à nos salariés, à nos sociétaires et au grand public, ces événements ont permis de collecter plus de six tonnes de déchets, plus de 100 000 mégots et de préserver plus de 50 millions de litres d’eau non polluées. Avec la collaboration d’associations expertes, nous pensons que les petits ruisseaux feront les grandes rivières, via cette large sensibilisation.

Mobilisation, encore, avec l’animation de nos politiques de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Par exemple, le programme des ambassadeurs RSE Matmut a pour vocation de porter et faire porter les enjeux de la RSE, en interne. Cette trentaine de collaboratrices et collaborateurs bénéficie d’un programme annuel dédié leur permettant d’approfondir leurs connaissances sur le développement durable. Ils sont ainsi mieux équipés pour porter et déployer les messages.

Pas de renoncement
aux objectifs de performance

Déployer de l’énergie pour en favoriser l’économie, ainsi que celle des ressources.

Eco-gestes, réduction des consommations, maîtrise des déplacements, respect des consignes énergétiques, participation aux dispositifs de tri sélectif, de recyclage des déchets... La combinaison de l’engagement des collaborateurs et des politiques de l’entreprise – en matière de sobriété énergétique, de gestion immobilière, de Green IT, de process d’achat, d’actions en faveur de la biodiversité... – doit in fine permettre d’améliorer, année après année, les indicateurs mesurant l’impact environnemental de nos entreprises.

Nos organisations ne sauraient renoncer à leur développement rentable, à la recherche de performance. Pour continuer à remplir efficacement nos missions vis-à-vis de ceux qui nous font confiance, c’est en effet indispensable.

Cependant, lorsque le volontarisme, la croyance dans le collectif, appuyés par la détermination des organes de gouvernance et l’engagement des collaborateurs sont au rendez-vous, nous prenons activement notre part dans la plus noble et la plus essentielle des causes.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº897